Nous sommes déjà demain
Que vienne enfin une éclaircie, les salariés qui vont poursuivre l’aventure Transcom sont en droit d’attendre de la direction que des efforts soient faits pour relancer la machine et les tranquilliser quand à la pérennité de leurs emplois.
Les visites de madame la DRH sur les différents sites ont suscité des réactions très contrastées chez les salariés, certains ont trouvé la démarche creuse et sans intérêt, d’autres ont trouvé ses explications claires et cohérentes, à défaut d’être enthousiasmantes ou porteuses de solutions concrètes pour l’avenir.
S’il semble, que tout le monde a bien compris l’intérêt de mettre en œuvre une nouvelle organisation pour sortir de la spirale dans laquelle se trouve Transcom. Il n’en demeure pas moins qu’il est clair pour nous tous, que l’annualisation n’est qu’un outil, pas une solution, pas la solution à nos difficultés. Si Transcom ne signe pas de nouveau client, n’accroît pas son chiffre d’affaire, la mise en œuvre de l’annualisation ne fera que repousser l’échéance.
Il appartient donc à Monsieur le Directeur Général et à ses commerciaux de se « bouger » pour décrocher de nouveaux marchés et conserver les clients existants, car nous sommes dans l’urgence. A propos d’urgence, si j’étais une multinationale et si j’avais investi dans un site internet aussi primaire soit-il, personnellement, je mettrais ce site à jour, à commencer par l’adresse du siège social. On me rapporte que des clients viennent encore réclamer nos services « rue des frères Caudron », ne les laissons pas mourir de froid !
La CFDT le martèle depuis des mois, le succès de Transcom ou plutôt son rétablissement ne peut pas se concevoir sans que les salariés y soient associés. S’ils consentent un gros effort en acceptant la mise en place de l’annualisation, ils doivent se voir offrir les contreparties que justifient leurs efforts.
L’investissement de chacun doit être justement récompensé et rémunéré, le principe du système de prime en place doit être revu.
Qu’un salarié motivé, performant, ne touche pas sa prime parce qu’il aura été malade 3 jours est absolument aberrant. La CFDT l’a dit, les primes doivent être versées quand les objectifs de production sont atteints, si le salarié est malade ou absent quelques jours, le minimum devrait consister à proratiser sa prime et non à la supprimer.
Au travers du concept d’Efficacité, la direction prétend lutter contre l’absentéisme, c’est un mauvais calcul, qui fait de cas particuliers une généralité contre-productive. Où trouver la motivation quand vous êtes absents 3 jours en début de mois et que vous savez d’ores et déjà votre prime perdue ?
Nous avons déjà dit cela et nous le redirons encore, nous l’assumons, la direction doit nous entendre sur la question des rémunérations comme elle doit nous entendre quand nous l’interpellons à propos de la planification ou de sa politique de CP et cours et à venir.
La CFDT a le courage de regarder en permanence les choses comme elles sont, bien en face, sans bercer les salariés d’illusions ou d’utopies. L’annualisation nous est apparue comme une solution qu’il fallait accepter de négocier et de cadrer, pour sortir l’entreprise de son marasme. Développer une forme de management qui tienne compte les salariés, qui leur permette de développer leurs compétences et d’augmenter leur rémunérations en respectant leur vie privée nous semble une autre absolue nécessité.
Vous vous reconnaissez dans nos combats, alors soutenez-nous, adhérez à la CFDT !!!