Renouer le dialogue
Petit mea culpa introductif, j'ai fait montre d'un peu d'acrimonie voire de cruauté vis à vis de la RS CCE CGT dans l'article précédent, mais quelqu'un qui donne autant doit aussi savoir recevoir. Mea culpa, donc, quoiqu'il en soit, j'en resterai là, car d'autres préoccupations plus importantes obscurcissent notre horizon.
Le point positif, il en faut bien un, c'est que toutes les organisations syndicales ont été stupéfaites de constater à un tel degré, l'absence de projet et l'imprévoyance de la direction France et que devant tant d'inconséquence, les liens du dialogue intersyndical semblent prêts à être renoué.
Comme l'indique dans un de ses commentaires des articles précédents la DSC CGT, des échanges bien réels existent entre nos organisations syndicales. Inutile de se leurrer sur une quelconque volonté de la part de la CFDT et de la CGT de gommer toutes leurs différences pour sombrer dans un discours faussement unitaire et dépourvu de sens, il n'en demeure pas moins que ce qui ressort de nos derniers échanges, c'est le souci commun de savoir ce qui va advenir des salariés de Transcom et la volonté d'obtenir de la direction autre chose que de vagues engagements sur un pseudo dialogue social.
Je m'avance, mais il me semble qu'à la lumière des derniers évènements, la CFDT et ses partenaires s'interrogent sur l'aptitude de nos dirigeants à tenir un cap, à obtenir d'un corporate lointain, les moyens de redonner un peu de lustre à l'entreprise Transcom France.
Que l'on soit de la CFDT ou de la CGT, difficile de trouver quelque chose de rassurant ou de réconfortant dans le récent renoncement à la mise en place de l'annualisation, car ce renoncement n'est pas un choix, c'est une renonciation, une forme continue de soumission aux circonstances. Personne n'est vainqueur aujourd'hui et demain nous risquons tous d'être perdants.
Le dialogue social ne peut s’appuyer que sur la sincérité des informations, que sur un minimum de constats communs. Or, quand nous interrogeons la direction pour savoir quel est sa stratégie pour les mois et les années à venir dans le cadre de la négociation GPEC, nous constatons que la direction générale n’a rien à dire ou plutôt qu’elle préfère se taire.
La situation de blocage que nous connaissons ne peut perdurer et les salariés ont légitimement des interrogations qui doivent être levées. La direction a-t-elle le désir secret de constituer contre elle, un front syndical uni ? Il y a fort à parier que les salariés n’en fassent pas une priorité et qu’ils préfèreraient qu’enfin, on leur dise où on va.
Nicolas
DS CFDT Transcom Roanne