Menteur Menteur

Publié le par dpcfdtroanne

Qu’est-ce que vous croyez, que nous allons obtenir les réponses tant attendues, ou bien allons nous encore nous trouver face à de lasses promesses, contraints au conflit ? Le soleil a fait sa réapparition et Transcom succombe à la torpeur. Le problème, c’est juste que nous sommes confrontés à jeu de Menteur menteur.

Ce qu’il ne faut pas perdre de vue, c’est l’accord signé, d’une part par l’entreprise, d’autre part, par des organisations syndicales représentatives et dans la logique de la loi de 2008, cet accord est prédominant que ce soit par rapport à l’accord de branche ou par rapport à ce que le code du travail offre comme latitude aux entreprises.

Il nous a été indiqué que l’entreprise renonçait à mettre en place « l’avenant d’annualisation et de modulation », en revanche, celle-ci nous a confirmé qu’elle ne souhaitait pas dénoncer l’accord. Le problème, c’est qu’en termes juridiques, sauf erreur de ma part, le renoncement n’est pas une option ou une solution ou pour être plus clair, le renoncement n’existe pas.

 Dès lors que l’entreprise a signé l’accord, soumis ses salariés à la signature d’un avenant, elle ne peut se rétracter dans ce qu’elle a défini comme nouvelle norme d’organisation pour elle-même et son  personnel. Si on peut entendre le fait que nos scientifiques de l’organisation du travail, soient incapables de mettre en place l’annualisation parce que 30% des salariés l’ont refusé (ils doivent être furax, nos grands maîtres de la planification), il n’en demeure pas moins que notre géniale entreprise ne peut faire l’impasse sur différents points.

Ainsi, la planification doit tenir compte de certains paramètres validés dans l’accord, par exemple, la journée de solidarité ou encorel’évolution des shifts sur la semaine qui ne peut dépasser une amplitude de 2 heures ou encore pour les agents de maîtrise, l’acquisition des RTT. Tous ces points sont gravés dans le marbre de papier de l’avenant qu’on vous a fait parvenir en recommandé avec AR et que vous avez retourné ou non. La CFDT vous invite à relire ce document, il ne manquera pas de retenir toute votre attention, il retient pour l’instant l’intérêt de nos conseillers juridiques, dont nous ne manquerons pas de vous tenir au courant des réponses. Il me semble, qu’individuellement, vous n’avez fait l’objet d’aucune information niant la validité de l’accord, ou indiquant le renoncement de l’entreprise à le mettre en place.

Tous ces points doivent être éclaircis, le cas échéant, une procédure en référé pourrait-elle dissuader TWW de mettre en place des pratiques, disons, déviantes, exemple des débuts de shifts dont l’évolution est supérieure à 2h sur la semaine ?

La question mérite d’être posée, rappelons que madame la DRH n’avait cessé de menacer les salariés de mettre en place l’accord de branche si un trop grand nombre de refus était enregistré, aujourd’hui, il n’en est rien, comme la CFDT l’avait indiqué.

Ce qui est dramatique, dans tout ce fatras juridico-économique, c’est l’entreprise nous positionne de telle façon que nous ne pouvons plus avoir confiance en sa parole, elle entretient le doute sur ses intentions, sur la capacité de ses dirigeants à tenir un cap. Quand on en est à ce point, y a-t-il encore un peu d’espoir ?


Nicolas

Délégué syndical CFDT Roanne

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S
<br /> un petit lien de plus sur le travail en centre d appel<br /> <br /> http://videos.tf1.fr/jt-20h/l-enquete-du-20h-hotlines-la-galere-5803391.html<br /> <br /> <br />
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