Le devoir de négocier
C'est bath, c'est chouette, ces petites foules qui dansent d'un même pas, unies dans un mouvement qui les entraine vers un bonheur qui inonde leur visage, j'en ai les larmes aux yeux.
Les larmes aux yeux, l'expression est toute trouvée pour illustrer l'état d'esprit des salariés envers lesquels l'exigence de qualité et de performance est toujours plus grande et la reconnaissance petite.
L'actualité se bouscule, sur un plan local Transcom, l'annualisation, sa mise en place, les avenants, sur un plan national les médias qui projettent au premier plan, la réforme des retraites, les suicides chez France Telecom et la crise par extrait.
Les négociations continuent à Transcom en ce moment, sur le Stress et les conditions de travail et bientôt s'ouvrira la négociation sur la GPEC.
Pour la CFDT, Transcom ne peut pas faire l'économie d'un débat en profondeur sur des thèmes qui fondent l'aptitude de notre magnifique centre d'appel à bénéficier d'un label de responsabilité social qui n'est pas de trop pour valoriser son image ternie par les wonderboys and girls qui se sont succédés à la tête de Transcom.
Partant de ce principe, la CFDT demande que l'entreprise investisse réellement dans les thèmes abordés et accepte d'associer des moyens aux objectifs qui seront négociés. Le plan d'action sénior qui a été mis en place est largement insuffisant de ce point de vue.
Il sera nécessaire qu'une négociation de fond soit réouverte sur ce thème.
Des moyens, il en faudra sur le dossier du stress et des conditions de travail, comme sur le thème de la GPEC d'ailleurs. L'entreprise doit offrir des garanties à ses salariés, puisque l'orientation de ces 2 accords dépendra de la stratégie de l'entreprise pour les années à venir, stratégie commerciale mais également RH.
Sur le stress, le regard porté sur l'absentéisme dans notre secteur d'activité, sur le taux de maladie est proprement scandaleux puisqu'il existe des "taux de maladie acceptable" (taux en deça duquel nous étions en 2008, depuis ...).
En clair, la profession assoit sa performance économique sur la prise en charge d'un taux d'absentéisme très élevé(> ou = à 20%) par la collectivité. Historiquement, Transcom s'est toujours caractérisé par un absentéisme ou un turnover "faible" par rapport aux normes du marché, cet état de fait pourrait être remis en cause par les nouvelles orientations mises en oeuvre par la direction actuelle.
L'accord sur le stress et les conditions de travail doit marquer l'engagement de l'entreprise à assumer une politique RH responsable et humaine où les salariés ne sont pas considérés comme de simples "variables d'ajustement" (dialecte syndical). Tous les moyens nécessaires doivent donc être mis en oeuvre pour que les salariés ressortent indemnes de leur passage chez Transcom.
Cet objectif doit être clairement exprimé dans le coeur de l'accord et des dispositifs précis doivent être élaborés pour protéger les salariés contre les effets nocifs du stress, nous ne nous contenterons pas de catalogues de bonnes intentions et nous souhaitons d'ailleurs que les salariés soient largement associés à cette négociation en local car les heures que nous vivons sont très délicates pour beaucoup d'entre eux.
L'occasion est offerte à Transcom de redorer son blason d'employeur, la CFDT tient à ce que le défi du "Stress et des conditions de travail" soit relevé.
Nicolas
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