Savoir ou Croire...

Publié le par dpcfdtroanne

Bonjour,

Les jours passent et rien ne se semblent bouger notamment pour ce qui concerne la négociation sur l’annualisation et pourtant la prochaine réunion approche à grands pas, le 7 octobre pour être précis.

 

Les jours passent et pourtant il y a toujours du mouvement sur les sites, j’ai envie de dire des mouvements, pour parler de ceux, revendicatifs, qui ont marqué juillet, août et septembre.

Ont-ils été utiles à la négociation, ont-ils servis la cause de ceux qui refusent systématiquement l’annualisation et la modulation ? Avec franchise, je vous le dis, je ne crois pas.

Sont-ce les mobilisations qui ont fait reculer le projet de la direction parisienne de réduire le temps de travail ou une grossière erreur de calcul ? Je penche pour la seconde hypothèse.

Les salariés roannais qui se sont mobilisés les plus nombreux le 18 octobre, sont-ils les plus mobilisés contre l’accord qui nous est proposé ? Vraiment, le croyez-vous ?

Ont-ils fait reculer la direction et fait s’aligner les autres organisations syndicales sur celle de la CGT comme on peut le lire sur certains blogs ? Sérieusement, sans rire, le croyez-vous ?

Ou bien se sont-ils mobilisés parce qu’ils en avaient marre des outils défaillants, des plannings au gré des vents, des changements permanents d’activité et j’en passe ? Je vote pour cette hypothèse.

 

La direction, quand à elle fait semblant de croire qu’elle pourra aboutir à un accord rapide, veut faire croire qu’elle pourra imposer l’accord de branche de notre petite convention collective. Elle l’a d’ailleurs presque fait croire aux élus CCE.

Une interrogation incongrue me vient alors : la direction aurait-elle un accord tacite avec la CGT pour que les gens sortent les jours de grève ?

En effet, la question, bien que d’allure provocatrice, pourrait se justifier si nous nous sommes lancés pour rien dans une négociation dont la fin était courue d’avance.

Pourquoi la direction n’a-t-elle pas informé les salariés dès le départ, que la négociation n’était qu’une discussion de principe ? Si tel avait été le cas, combien de salariés aurait fait grève ? Qui va leur rembourser les journées de travail perdues ? Et pour la direction comment justifier du chiffre d'affaire perdu ?

 

Mais ce n’est pas le cas, la négociation est nécessaire et ne pourra aboutir qu’avec la signature d’au moins 2 syndicats et à ce jour, la discussion entre les O.S. et la direction paraît loin d’avoir trouvé sa conclusion.

 

La conclusion de ce FaQ improvisé est la suivante, nous avons conscience que la situation est difficile pour les salariés, mais peut-on brûler les étapes d’une négociation ?

On a nul intérèt à cela.

Croyez bien que nous utilisons tous les moyens possibles pour sensibliser la direction France et les directions locales quand vous nous faites part de votre mal-être, de votre ras-le-bol.

Nous avons conscience de la dégradation du climat dans l’entreprise et de la pression mise sur chacun pour atteindre les objectifs de DMT et de qualité fixés.

 

La CFDT demande, à « ceux qui souhaitent qu’on les juge sur leurs actes », d’être attentifs, de prendre notamment en compte les problèmes informatiques qui pourrissent le quotidien de chacun.

Nous attendons que, dans le cadre de la négociation, les propositions que nous faisons soient retenues, notamment celles qui concernent les contre-parties financières que nous demandons.

Le projet d’annualisation est censé rendre l’entreprise plus profitable, plus rentable, en conséquence, les salariés doivent en toucher les dividendes, si j’ose dire.

 

Travailler au quotidien à Transcom Worldwide est très difficile, parfois douloureux, mais, comment dire ? Trouver un autre emploi, en ce moment, n’est pas facile.

C’est pourquoi je vous propose de préserver votre emploi actuel et de contribuer à améliorer vos conditions de travail en mobilisant, en encourageant vos représentants syndicaux.

Et montrons-nous résolument optimiste,  la nouvelle direction finira peut-être par écouter les syndicats ?

Le nouveau système de primes enfin détaché de l’objectif France aurait pu être un exemple, malheureusement les propositions de la CFDT n’ont pas été écoutés et les niveaux de performance requis paraissent excessivement délicats à atteindre.

Nous avons dit cela, très fortement à la direction France et nous lui rediront encore si nos craintes se justifient, mais peut être l’heure est-elle au dialogue social à Transcom ?

 

Nicolas ZEIMETZ

Délégué syndical CFDT

Transcom Worldwide Roanne

 

PS : Pour finir, je voudrais que vous nous adressiez vos questions sur l'annualisation et la modulation, anonymement si vous le souhaitez. De sorte que nous puissions y répondre avec le plus de précision possible.

Merci

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Publié dans De nous à vous

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C
<br /> Ce que je comprend, c'est que nous sommes plus face à des "financiers" qu'à des "commerçants" ou encore moins des philanthropes et que leur langage se résume à des chiffres. Difficile donc de<br /> négocier des propositions à base de "social". Pour les grands groupes, Le salarié n'existe pas en tant qu'humain, les mots usités sont marge, ratio, pourcentage, dividende, action, résultat,<br /> objectif... Parfois j'ai l'impression de vivre sur une autre planète.<br /> <br /> <br />
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T
<br /> crois tu nicolas qu ils sont pret a faire des concessions ? perso ils ont une attitude "autiste" et ne pensent qu aux actionnaires et leurs dividendes donc c un combat tres difficile et faudra etre<br /> tres fort ,tu sais que je ne suis du meme syndicat que toi mais la cgt cherche des solutions malgré ce que tu crois donc unissons nous pour faire fasse a ces "voyous"<br /> <br /> <br />
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D
<br /> Le terme voyou est sans doute trop fort, les intérèts de l'entreprise et des salariés sont-ils si divergents? je ne crois pas, simplement, il semble que dans l'esprit de ceux qui nous dirigent,<br /> l'idée de lutte des classesne soit pas révolue, c'est dommage et dommageable et pour les salariés et pour l'entreprise.<br /> Les syndicats doivent clairement faire comprendre à l'entreprise que la prise en compte des données sociales, rémunération, conditions de travail se doivent impérativement d'être prise en compte.<br /> La CFDT travaille dans ce sens, même si c'est très difficile, ce que je reproche sur le fond à la CGT, c'est de ne pas faire part des propositions de ses élus et de ses adhérents, de se cantonner à<br /> une opposition systématique, en clair d'etre trop dogmatique.<br /> Voilà, quel est mon point de vue, mais je ne détiens pas la vérité.<br /> <br /> <br />