L'envie
Si j’ai toujours envie de vous écrire ? Oh si vous saviez ! Car l’heure est venue, l’heure est venue de prendre ensemble de nouveaux engagements. Elle est venue, l’heure des combats, il a sonné le tocsin de nos vaines illusions. Il convient de donner de la chair aux luttes qui nous préoccupent, finie l’enfance, c’est entre adultes qu’il faut parler.
Pour cette cent et unième fois, je suis plein de sang et d’envie, l’envie de vous parler. Et vous dire encore, que c’est par la clarté, la pertinence de nos idées qu’au bout du compte, nous saurons triompher.
Et quelles sont-elles ces idées ? Tenez, je vous les offre, du moins les miennes et plutôt qu’une à une, je vous offre un bouquet (diable ! c’est Cyrano qu’on parodie).
Un aveu tout d’abord, le plus lassant, dans le magma d’informations discordantes qui circulent sur les floors, plus hétéroclites qu’on ne le croit de Transcom France, c’est cet oubli, on semble oublier de penser que si un jour Transcom s’implanta en France, c’était pour croître et prospérer.
La France se trouve être le quatrième marché au monde pour les centres d’appels et d’énormes perspectives de développement seront offertes à ceux qui sauront survivre à « l’inévitable » concentration du marché. Transcom, s’il veut être considérer comme un prestataire respectable ne peut pas à ce titre, se faire éjecter du marché, qui plus est pour des motifs de mauvaise gestion.
C’est sans doute à ce titre, que le plan prévoyant la suppression de 175 ETP a été levé. C’est sans doute à ce titre que les pertes de l’entreprise pour la fin de l’année seront couvertes par Transcom Europe, jusqu’à ce que l’entreprise soit remise sur pied.
Vous comprenez donc que, selon moi, les grèves n’ont sans doute eu qu’un faible impact sur le retrait du « plan des 175 ». De la même façon, il ne faut pas croire que l’entreprise frappée, soudain, par une crise de conscience sociale quasi-mystique a, tout à coup souhaité, préserver vos emplois. Non, si vous êtes toujours là, c’est pour servir et travailler, rien de plus, rien de moins.
Il n’en demeure pas moins que Transcom devrait sérieusement se concentrer sur ce qu’on n’ose pas appeler « sa politique sociale ». Nos têtes pensantes seraient bien inspirés de réaliser que le seul patrimoine de d’entreprise, ce sont ses salariés. Des salariés accoutumés à s’adapter à tous les clients, toutes les problématiques, des salariés que l’on forme et déforme selon l’heure de la saison, selon l’humeur du jour et qui paient au prix lourd, en terme de santé, en termes financiers, les errances de ceux qui les gouverne ou les ont gouvernés.
La ressource humaine (bonsoir à messieurs dames les RRH qui nous lisent) est la seule richesse de Transcom, il faut le dire. Car, en effet que peut-on mettre en comparaison, les outils informatiques développés par le groupe : ils n’existent pas ou plus et quand ils existent, ils sont trop « drôles ». Il y a peut être, alors,
l’organisation de Transcom : non…
Le système de formation Transcom, dit le « Training » : non*
la culture de l’accueil du nouveau client : non
Non, vraiment, le point fort de Transcom, ce sont vraiment ses petites foules laborieuses de « fra casseurs de clavier ».
Alors, la CFDT vous le dit, à vous Madame, Monsieur de la direction : il va falloir apprendre à faire des concessions.
Non, nous ne sommes pas obsédés par le quasi-souhait de certains de voir un PSE ou plan social se réaliser. Oui, nous voulons préserver les emplois, oui, nous tenons à nos salaires, oui, nous avons conscience que cela passe par la préservation ou plutôt la restauration de la compétitivité de l’entreprise.
Mais, vous l’a-t-on assez dit, il va falloir quelques concessions de l’entreprise pour remporter l’adhésion des salariés et des concessions financières et nous ne voulons pas de miettes.
Comme si cela ne suffisait pas, en plus de ces concessions, nous voulons de l’organisation, ainsi, tous ensembles, nous postulons au poste de direction de la qualité France, dont la directrice est si fantomatique qu’un doublon ne lui nuirait pas. Nous l’avons dit, la légèreté de la direction dans la prise en compte des propositions des syndicats ne nous dit rien qui vaille.
Nous regrettons vivement que les propositions de la CFDT sur les systèmes de primes n’aient pas été du tout prise en compte, aussi bien pour la Transvalue que pour la prime de « Prod ». La direction n’aurait sans doute pas perdue son temps à élaborer une usine à gaz improductive voire contre-productive pour l’état d’esprit des salariés.
Et dire qu’on se prévaut du label social, un peu de sérieux. Allez, donnez-nous à rêver, oui, faites-nous rêver, moi, j’ai envie de rêver !!!
PS :
Merci de votre fidélité, merci pour les
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