Savoir rire de tout avant que d'en pleurer
Rire jaune mais rire quand même, j'ai fait le rève angoissant d'une lettre que j'aurai reçu d'un futur employeur et qui délaissant les normes de la bienséance et du simple respect, dirait, sans prétendre le cacher, la dureté d'un univers qui sacrifie tout à l'efficacité temporaire des êtres et des systèmes. Cette lettre, la voici :
"Si vous saviez ce que je sais et que sans aucun doute vous ignorez, vous n’oseriez pas penser ce que vous hésitez à me dire.
Les mots, n’en doutez pas, n’ont que l’importance qu’on leur donne, quelque soit la valeur qu’à l’instant, on vous prête,
Il n’est pas donc pas de juste rançon pour couvrir la perte que votre départ occasionnerait. Car on paierait toujours trop cher…
Contraint par votre goût pour l'abstension, votre inaltérable optimisme, vous succomberez au silence et bien loin de vous, l'idée de protester ou de manifester
Malgré cela, tenant compte des griefs que l’on ne manquera pas, bientôt, de concevoir contre vous, à juste raison, vous aurez tôt fait de vous en rendre compte,
Il ne sera donc pas possible de poursuivre notre collaboration, qui de fructueuse, se révèlera bientôt douloureuse, oui pour vous, faites-nous confiance, vous verrez.
C’est donc contraint par votre fragilité ainsi révélée, que nous vous adressons, par avance cette missive, qui sera l’alibi de votre prochain départ, pour des contrées moins inhospitalières
Vous remerciant par avance de l’implication dont vous ferez montre, le temps que l’on souhaitera vous garder, nous vous prions d’agréer notre condescendance et le mépris que nous aurons su vous témoigner.
Cyniquement, M. "
Prochains épisodes du blog & vous : nouveau point sur les négos, inofs sur la négociation l'accord des Séniors et des travailleurs handicapés