Après le ras le bol, il y a ...

Publié le par dpcfdtroanne




Demain, lassé de trop d'incertitude, je rejoindrai mon box d'un pas nonchalant,
je pianoterai avec négligence sur mon sombre clavier
l'identifiant abscon qui, paraît-il m'identifie
et je laisserai le temps défiler.

Parce qu'il n'importe pas, parce qu'il n'importe plus,
parce que ne sonnent, ni ne trébuchent plus, désormais,
les espèces qui jadis, fondèrent ma motivation.

Mille fois, saturé de bonne volonté,
sentant vaciller le socle de mon excès d'entrain,
j'avais exprimé mon courroux, râlant et renâclant
contre un système étourdissant de cécité et de sottise.

Mille et une fois, j'avais exprimé ce trop plein d'enthousiasme
Sur lequel reposait le succès désormais suranné d'une boite bringueballante et chancelante.

Avec force reproche, on avait su me dire, combien, de me taire, j'eus été bien inspiré,
car  ainsi était le système, il convenait de l'accepter, car le système était parfait.
Se taire et adhérer, se taire ou se faire maudire, à tout le moins, mépriser.

Alors, demain quand je rejoindrai mon poste,
je prendrai l'air dégagé de ceux qui se foutent du triste sort qui leur est réservé.
Oui, je feindrai, car au fond, je me dirai, que ne m'a-t-on pas écouté ?
Pour autant, l'ami, je crains fort que rien ne change
et qu'à la fin, tout à la fin, l'ami, le bateau ne finisse par couler.

Demain, lassé de trop d'incertitude, je rejoindrai mon box d'un pas nonchalant...

Alors, à demain, peut être...





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Publié dans De nous à vous

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C
il est vrai que notre pas devient de plus en plus nonchalant dès que l'on franchit le "sas" de notre grande maison en perdition... Je dirais même que ce pas ressemble presque à celui des troupeaux que l'on mène à l'abattoir. Troupeau certes, mais pas moutons de Panurge loin de là car conscients de la situation que nous vivons et dans l'attente, la longue, l'interminable attente, d'une parcelle d'information qui redonnera un sursaut de vie à nos cerveaux engourdis pour réfléchir et réagir enfin
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