La culture du pire : Coup de gueule
Fascinant, énervant, abracadabrantesque, les bras m'en tombent, J'en perd mon latin...
Il y a vraiment de quoi s'interroger sur les intentions, sur la stratégie du groupe Transcom France face à la situation actuelle et face à un avenir qui s'annonce plus qu'incertain.
Transcom france est dans une situation économique où il semblerait logique de vouloir emporter l'adhésion de tous les salariés pour s'en sortir et donner à nos clients futurs et actuels des gages pour des réalisations communes.
Quand je parle de salariés de base, je pense notamment aux agents, aux TLs sans qui aucune production n'est évidemment possible.
Alors, je m'interroge, la direction a décidé de mettre en test à échelle France, une expérimentation, celle du logiciel de planification E.W.F. manager. Le test est en cours, semble-t-il dans tous les centres qui gèrent le service clientèle du gros client au logo rouge et blanc.
En clair, on expérimente sur des êtres humains, une forme extrème de "planification modulée", on fait cela dans le but proclamé de résorber les pertes d'appels entrants sur l'activité avec comme objectif final la généralisation de cette planification pour toutes les activités.
Sur Roanne, cela aboutit à des horaires décalés sur toute la semaine, de 8h à 9h le matin et de 13h à 14h30 l'après-midi :
- un salarié a donc du lundi au vendredi 5 horaires différents
- Les pauses sont "organisées" à des horaires différents, elles-même fixées par le sus-dit logiciel.
- La mise en place des pauses par le logiciel génère des pauses prises seuls, par les salariés.
- les jours de repos sur la semaine sont susceptibles d'être éclater sur la semaine.
- Pour finir, en 3 semaines, les salariés se sont vus remettre 3 plannings différents.
Alors la question est, comment voudrait-on que les salariés adhèrent à la modulation telle qu'elle est actuellement testée ? Où est le bon sens ?
On nous dit, benoitement, que le système est un système France et qu'il n'est pas possible d'intégrer des données locales dans la planification, mais on croit rèver ! D'autant que les flux entrants ne sont pas mieux absorbés pour autant.
Quel est l'intérèt pour une entreprise de se doter d'outils informatiques s'ils ne sont pas maîtrisés ?
Transcom, c'est, pour quelqu'un qui entend cela de l'extérieur, de la science-fiction.
L'homme est au service de la machine, toutes les failles du système doivent être absorbées, compensées par des salariés qui servent de tampon, de variable d'ajustement et qui par dessus le marché ne bénéficient d'aucune contre-partie financière.
L'entreprise refuse de prendre en compte les bugs informatiques comme ils devraient l'être, dans le commerce, on parle de démarque inconnue, c'est absolument anormal.
La négociation qui va reprendre courant septembre sur les thèmes de l'annualisation et de la modulation promet d'être chaude. Nous ferons part et nous défendrons bec et ongles la santé des salariés, le respect de leur vie personnelle.
Il y a de quoi s'interroger sur le message envoyé aux organisations syndicales qui vont à la table des négociations et aux salariés qu'ils représentent, Transcom cultive la stratégie du pire.
Nous entendons ce qui nous est dit, c'est terriblement clair et nous le regrettons.
Une question, pour finir, quand recevrons-nous le versement des primes de juillet et d'août ? Aucun objectif n'ayant été fixé, les primes sont acquises, non ?
Nicolas Zeimetz
délégué syndical Roanne
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