Le syndrome du petit poucet
Je ne sais pas ce que j’ai, mais à l’heure de vous écrire, j’éprouve un sentiment étrange. Je crois que je, tu,
oui toi cher lecteur, nous sommes atteints par le syndrome du petit poucet.
Vous vous souvenez de ce chérubin abandonné par ses parents au cœur d’une forêt sombre et épaisse, ce petit bonhomme malicieux ne dût sa survie et celle de ses frères qu’à quelques miettes de pain ingénieusement déposées au fil de son chemin.
Vous souvenez-vous de ce moment critique de l’histoire, où le petit bonhomme semble définitivement égaré ne retrouvant plus les miettes dont les oiseaux de la forêt se sont restaurés. Ne vous semble-t-il pas désemparé ?
Où est le lien avec Transcom ? Il me semble que nous en sommes là, simplement. J’avoue que je suis sous le choc des résultats France. Vraiment, le coût passa si près, vraiment cette fois, on a failli.
Je les entends déjà, nos cadres dirigeants, nous expliquant combien la journée du 19 mars, beau succès de l’intersyndicale, a pénalisé les résultats du mois.
Mais c’est bien insuffisant. Aujourd’hui, bien sûr, les salariés veulent préserver leur emploi, mais personne, aucun BM, aucun CCM n’est à même de pouvoir dire de quoi sont constitués les objectifs France et où se trouve le seuil de rentabilité de l’entreprise par rapport aux chiffres annoncés à chaque début de mois.
Chaque BM devrait pourtant être à même de justifier de sa contribution à l’atteinte de l’objectif, chaque CCM également. S'ils étaient transparents, les objectifs France devraient pouvoir faire l’objet d’un suivi journalier pour connaître le réalisé.
PERSONNE n’est à ce jour capable d’en dire quoi que ce soit ! Le ridicule finira par nous tuer.
Pour justifier la non-atteinte des objectifs, on peut dire tout et son contraire, la direction accuse les salariés, l’absentéisme, comme c’est pratique. Mais on peut vraiment tout dire, tenez, je vous fais part d’une hypothèse, elle ne se fonde sur aucun élément concret : n’y voyez-là qu’une hypothèse :
Et si le réalisé de l’objectif France ne prenait pas en compte les clients dont le suivi n’est pas intégré au GR, ils sont nombreux, cela voudrait dire qu’une grosse part de l’activité transcomienne n’est pas prise en compte : mais qu’en saurions-nous, qui pourrait nous le dire ?
Le syndrome du petit poucet, c’est cette sensation de lassitude de courir après les miettes qu’on nous laisse. L’erreur majeure de Transcom vis-à-vis de ses salariés réside dans le fait de vouloir fonctionner en centre virtuel, ce qui a pour effet de diluer la responsabilité de l’encadrement et de mutualiser les pertes.
Mais pour la direction qui sait, l’effet écran de fumée offre sans doute des intérêts sur le plan comptable…
oui toi cher lecteur, nous sommes atteints par le syndrome du petit poucet.Vous vous souvenez de ce chérubin abandonné par ses parents au cœur d’une forêt sombre et épaisse, ce petit bonhomme malicieux ne dût sa survie et celle de ses frères qu’à quelques miettes de pain ingénieusement déposées au fil de son chemin.
Vous souvenez-vous de ce moment critique de l’histoire, où le petit bonhomme semble définitivement égaré ne retrouvant plus les miettes dont les oiseaux de la forêt se sont restaurés. Ne vous semble-t-il pas désemparé ?
Où est le lien avec Transcom ? Il me semble que nous en sommes là, simplement. J’avoue que je suis sous le choc des résultats France. Vraiment, le coût passa si près, vraiment cette fois, on a failli.
Je les entends déjà, nos cadres dirigeants, nous expliquant combien la journée du 19 mars, beau succès de l’intersyndicale, a pénalisé les résultats du mois.
Mais c’est bien insuffisant. Aujourd’hui, bien sûr, les salariés veulent préserver leur emploi, mais personne, aucun BM, aucun CCM n’est à même de pouvoir dire de quoi sont constitués les objectifs France et où se trouve le seuil de rentabilité de l’entreprise par rapport aux chiffres annoncés à chaque début de mois.
Chaque BM devrait pourtant être à même de justifier de sa contribution à l’atteinte de l’objectif, chaque CCM également. S'ils étaient transparents, les objectifs France devraient pouvoir faire l’objet d’un suivi journalier pour connaître le réalisé.
PERSONNE n’est à ce jour capable d’en dire quoi que ce soit ! Le ridicule finira par nous tuer.
Pour justifier la non-atteinte des objectifs, on peut dire tout et son contraire, la direction accuse les salariés, l’absentéisme, comme c’est pratique. Mais on peut vraiment tout dire, tenez, je vous fais part d’une hypothèse, elle ne se fonde sur aucun élément concret : n’y voyez-là qu’une hypothèse :
Et si le réalisé de l’objectif France ne prenait pas en compte les clients dont le suivi n’est pas intégré au GR, ils sont nombreux, cela voudrait dire qu’une grosse part de l’activité transcomienne n’est pas prise en compte : mais qu’en saurions-nous, qui pourrait nous le dire ?
Le syndrome du petit poucet, c’est cette sensation de lassitude de courir après les miettes qu’on nous laisse. L’erreur majeure de Transcom vis-à-vis de ses salariés réside dans le fait de vouloir fonctionner en centre virtuel, ce qui a pour effet de diluer la responsabilité de l’encadrement et de mutualiser les pertes.
Mais pour la direction qui sait, l’effet écran de fumée offre sans doute des intérêts sur le plan comptable…
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