Win/win ou Ouin-ouin
La culture d’entreprise, c’est le lien invisible sensé lier les salariés les uns aux autres pour contribuer à l’atteinte des objectifs de ladite entreprise. Lorsque toutes les composantes de réussite individuelles ou collectives s’inscrivent dans le droit fil de la culture d’entreprise, on peut alors parler d’une culture gagnant/gagnant ou Win/Win.
A Transcom, la culture, depuis des années, la culture c’est plus OuinOuin que Win/Win. Les valeurs que revendiquent l’entreprise sont pour le moment en décalage avec notre réalité, pour l’instant, on se débat plus qu’on ne performe.
Les salariés s’interrogent aujourd’hui sur le projet réel de l’entreprise Transcom France, sur sa stratégie, sur les moyens qu’elle se donne pour atteindre ses objectifs et d’ailleurs et encore, quels sont ses objectifs ?
La CFDT n’a pas vocation à s’installer dans une posture systématique d’opposition aux changements dans l’entreprise. En revanche, ce que nous n’oublions jamais, c’est que nous sommes les représentants du personnel, des salariés et lorsque ceux-ci souffrent, il n’est pas question pour nous de fermer les yeux et de laisser la machine détruire les emplois et briser les plus fragiles Là, nous nous opposons.
Ce que nous attendons de notre direction, c’est qu’elle associe enfin les salariés à l’atteinte de ses objectifs, en les respectant, en cessant de les infantiliser ou de les traiter comme des pions. Pour cela, il est nécessaire que le dialogue social ne soit pas un vain mot mais qu’il retrouve tout son sens.
D’ailleurs, lorsque sur une activité, le malaise s’accroît jusqu’à se muer en succession de débrayages, la direction France sait envoyer des pompiers pour tenter de redresser la barre, pour envisager des solutions, notamment en réunissant les équipes pour les informer des risques (on ose pas dire culpabiliser), envisager des solutions.
Mais pourquoi faut-il constamment avoir recours à des formes extrêmes de manifestation pour aboutir à un quelconque résultat ? Encore une fois, la CFDT fait largement son travail d’organisation syndicale responsable, en alertant les directions locales sur le climat social, sur des problématiques bien concrètes qui mériteraient très souvent d’être traitées en amont : la planification, l’organisation du travail sont de bons exemples.
Les organisations syndicales méritent d’être traitées comme des interlocuteurs responsables, pas comme des boucs émissaires, car elles effectuent au quotidien ce travail de prévention, d’anticipation que ne semblent pas oser faire les responsables opérationnels, sans doute par goût du « factuel ».
L’absence presqu’intégrale d’anticipation dans tous les domaines, parallèlement à des communications mal maîtrisées, souvent contradictoires sont des maux caractéristiques de Transcom depuis des années.
Une nouvelle direction est en place, il faut qu’elle se donne les moyens de nous convaincre qu’elle est à même de réussir là ou ses prédécesseurs ont échoué et ce challenge sera bien difficile à relever.
Mais connaissez-vous cette phrase : « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors il l’ont fait. »
Nous ne demandons qu’à voir…