Rassuré ? Non...

Publié le par dpcfdtroanne

On en perdrait presque son sens de l’humour et pourtant, c’est connu, travailler à Transcom stimule le sens de l’humour. D’après ce qu’on nous dit, il faut patienter, attendre, les choses vont se régler, c’est sûr, la confiance, mamelle de nos futurs succès !

 

Nous l’avons écrit à la nouvelle directrice générale, Transcom et ses salariés n’ont plus le temps d’attendre et si on peut se réjouir de l’arrivée à Raon de 2 clients que l’on ne peut, hélas, qualifier de nouveaux, sur les autres centres l’inquiétude  ne cesse de grandir.

 

Ce qui est impressionnant, c’est le décalage qui existe entre les nouveaux arrivants dans l’entreprise et ceux qui y travaillent depuis de nombreuses années.

Depuis la vente de TELE2 Fixe ADSL,  on a vu les équipes dirigeantes se succéder, manier la langue de bois avec l’art consommé des ébénistes amateurs, nous réconforter, solliciter de notre part de nouveaux efforts pour préserver nos emplois, la satisfaction de nos clients, mais tels ma sœur Anne, nous n’avons rien vu venir.

 

Une nouvelle DéGé est là et si nous ne présageons nullement de ses résultats futurs, si nous ne doutons pas de ses qualités, l’heure n’est pas à l’optimisme. Car pendant qu’elle s’installe, qu’elle prend ses marques, les difficultés perdurent dans les centres.

 

Aurons-nous d’ici le mois décembre, le plaisir de découvrir l’arrivée d’un vrai nouveau client ? Verrons-nous de véritables changements dans l’organisation de l’entreprise ? L’organisation du temps de travail sera-t-elle optimisée ?

 

Pour la CFDT, optimiser le temps de travail ne consiste pas à soumettre les équipes à toujours plus d’effort , plus de tension, en un mot plus d’intensité. Car, au bout de la souffrance, il y a soit une forme de démission, soit  un sentiment de révolte. C’est ce qui a conduit vendredi, les salariés roannais de l’activité « détendue du mobile » à poser les casques vendredi, parce que les tensions liées à la planification, à l’augmentation de l’amplitude horaire, n’ont cessé de s’accroître au détriment des salariés.

 

Bien sûr la satisfaction des clients est importante, bien sûr, répondre à l’accroissement potentiel des activités est nécessaire, mais il faut savoir préserver les effectifs existants, savoir lutter contre l’absentéisme, limiter les licenciements. Pour cela et plus encore, il faut savoir se projeter et reconstruire une politique de recrutement de fond (au-delà des contrats précaires) qui s’est interrompue depuis trop longtemps.

 

La seule façon pour l’entreprise de s’en sortir, c’est d’augmenter son chiffre d’affaire et pour cela, il faut des salariés.  Dans un type d’activité comme celui des centres d’appels où les marges sont réduites, on n’imagine pas d’autres solutions que l’augmentation du chiffre d’affaire pour relancer la machine. Or comme l’outil de travail est, pour l’essentiel, constitué de bouches et d’oreilles, la direction doit savoir préserver les salariés, à moins que le label social…


Alors, évidemment, au risque d’être taxé de pessimisme, on peut se demander ce qui doit nous rassurer dans l’organisation actuelle de Transcom, tant le chantier de la reconstruction de l’entreprise nous paraît immense. La bonne volonté ne suffira pas, il nous faut de nouveaux clients, des « vrais », des qui paient le prix, la seule question, c’est où sont-ils ?

A charge de la nouvelle direction de nous rassurer.


 

                                                                               Vos élus CFDT

Publicité

Publié dans Actualité

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article