Suivi de l'accord et dénonciation
Lundi à Paris, s’est tenu la 1ère réunion « suivi de l’accord », la Directrice Générale avait convié les organisations signataires de l’accord d’annualisation, à savoir, FO, la CFTC, et la CFDT. La direction était représentée par la Directrice Générale, la nouvelle DRH France et la nouvelle Responsable du Dialogue Social.
Les organisations syndicales, après les formalités d’usage, tour de table de présentation etc. ont attaqué les sujets brûlants du moment.
I – Exposé de la situation
Les organisations syndicales ont exprimé leur mécontentement devant l’amateurisme qui a prévalu à la mise en œuvre de l’accord d’annualisation. La CFDT a mis l’accent sur le fait que ce qui ressort de l’application de l’accord, ce sont surtout ses aspects négatifs.
Sur le terrain, les cadres ne maîtrisent pas du tout le sujet, les compteurs d’heures, quand ils existent, sont erronés ou invérifiables, les plannings indicatifs de périodes hautes, moyennes ou basses n’ont pas été respectés et la planification des agents ou TL est hasardeuse et ne tient pas compte de tous les paramètres de l’accord, nécessaires pour satisfaire aux besoins opérationnels des activités.
L’accord négocié et signé l’a été sur les fondements suivants :
La mise en adéquation des besoins opérationnels avec les besoins clients afin de préserver les emplois, conquérir de nouveaux marchés et la recherche d’un équilibre nécessaire entre les contraintes et les avantages de l’annualisation pour les salariés.
En réalité, sur le terrain, la peur générée par tous les aspects de l’accord auprès des services RH et des cadres opérationnels donne lieu à des interprétations hasardeuses de l’accord qui vont presque toujours à l’encontre des intérêts des salariés. Pour la CFDT, c’est la source essentielle de tous les blocages et conflits qui pénalisent l’entreprise.
D’autre part, l’absence de volonté manifeste des précédentes direction de résoudre des problématiques « historiques » comme celle des jours fériés paralysent le dialogue social et crée une défiance logique du personnel vis-à-vis de la direction. Dès lors comment sortir de cette impasse dont résulte immanquablement des rapports de force éreintants pour tous ? Et je vous épargne le détail des problèmes de paie rencontrés sur certain site.
Pourquoi la CFDT préconisait davantage une révision qu’une dénonciation ?
Parce que dans notre secteur d’activité, l’annualisation du temps de travail combinée à la qualité de travail dont ont toujours fait preuve les « transcomiens » constituait un palliatif intéressant aux risques de délocalisation des emplois et pouvait permettre de maintenir et renforcer l’activité sur les centres Transcom France. L’incapacité des anciennes directions à ouvrir les yeux pour traiter les problèmes liés à l’organisation du travail nous a conduit là où nous en sommes.
Par ailleurs, certain point de l’accord, nous y reviendrons en détail (tant à un moment précis, nous lisions l’accord alors, la stupéfaction se fit jour sur les visages sereins du nouveau team direction), présente des avantages non négligeables pour nous, salariés.
Il est important de le préciser, tous les O.S. ont affirmé la nécessité pour la direction d’agir dans l’urgence pour que Transcom rebondisse. En face de nous nous avons trouvé des personnes, à l’écoute, surprises(nous aimons les euphémismes) par l’héritage qu’on leur a laissé. En tous cas, le temps leur est compté.
II - La dénonciation de l’accord d’annualisation
C’est l’évènement marquant du jour, les membres des délégations CFTC et FO ont annoncé qu’ils dénonçaient l’accord, la CFDT se prononçant donc pour une révision.
Nous sommes ainsi rentrés dans une nouvelle phase dite de « survie de l’accord » : Cette période se compose d'un préavis de trois mois pendant lequel l'ancien accord s'applique de plein droit. La dénonciation ne devient effective qu'au terme de ces trois mois qui doivent permettre de négocier un éventuel accord de substitution (La négociation engagée peut aboutir ou ne pas aboutir).
Au-delà de ces 3 mois, l’accord dénoncé continue de produire ses effets pendant 12 mois. Les « avantages acquis » pour les salariés sont maintenus pendant 12 mois, au-delà du préavis, puis sont inclus dans le contrat de travail de chaque salarié.
…à suivre