C'était hier
Chapitre premier : C'était hier,
Les délégations CFDT, FO, CFTC et CGT étaient réunies pour clore le chapître de la rédaction de l'accord 'annualisation et de modulation. Les dernières erreurs ont été corrigées, les derniers points rediscutés.
Reste à vérifier la légalité du point qui concerne la déduction du montant des heures de travail rémunérées mais non effectuées du calcul du solde de tout compte : exemple :
Un salarié démissionne, alors que son compteur "temps travaillé" indique 120 heures, mais le salarié en question a été rémunéré à hauteur de 151 heures (annualisation = lissage de la rémunération sur 12 mois). Soit un solde négatif de 31 heures.
Initialement, la direction considérait que les heures devaient être déduites du solde tout compte. La demande de la CFDT et des autres organisations était de ne pas réclamer ce solde manquant.
Il a été négocié, sur proposition de la CFDT soutenue par la CFTC, que la déduction du solde de tout compte du salarié serait "restreinte" à un montant maximum de 20 heures non-effectuées.
Un dernier point important qui avait été négocié par la CFDT et omis dans la rédaction de l'accord, c'est le fait que si l'entreprise peut solliciter de la part des salariés des heures supplémentaires à partir de 40 heures et jusqu'à 48 heures ainsi que le notifie la convention collective.
L'entreprise ne pourra imposer des heures supplémentaires que dans la limite de 44 heures. Au-delà, il faudra l'accord du salarié(volontariat pour les "très, très courageux").
Enfin, rien ne sera modifié dans la planification des salariés soumis à un temps partiel déjà en place au moment de la signature de l'accord d'entreprise, ils ne seront donc pas impactés par l'annualisation. Pour les futurs temps partiels, en revanche, leur temps de travail sera annualisé au prorata de leur enveloppe horaire annuelle.
Pour conclure, si nous n'obtenons pas de la part de nos juristes de nouveaux éléments concernant le point évoqué plus haut, l'accord est donc bouclé(négociation et rédaction).
A quand la signature, me direz-vous ?
Le 20 janvier et non le 13 comme initialement prévu, aura lieu un CCE(comité central 'entreprise) qui rendra un avis(consultation) sur le projet d'annualisation.
Suite à cet avis, ce sont le ou les DSC (délégué syndicaux centraux des syndicats représentatifs présents dans l'entreprise : CGT, FO, CFDT et CFTC pour info SUD n'est pas représenté au CCE) qui signeront ou pas l'accord.
Si signature il y a, les avenants au contrat seront envoyés "dans la foulée" aux salariés.
Ensuite ???
La direction doit faire l'effort de communiquer pour exposer les options possibles aux salariés, et ce en fonction de la signature ou pas des avenants.
Nous avons déjà donné des explications, j'invite chacun à interroger avec insistance, son "N+1"(supérieur hiérarchique) pour obtenir les éclaircissements nécessaires*.
La direction France dit avoir de la considération pour ceux qu'elle emploie. Comment se fait-il que ce soient les syndicats et particulièrement la CFDT qui doivent prendre sur eux tout le travail de communication pour expliquer ce qu'il y a dans l'accord et les conséquences de cet accord ?
Voilà donc pour l'accord d'annualisation.
Les délégations CFDT, FO, CFTC et CGT étaient réunies pour clore le chapître de la rédaction de l'accord 'annualisation et de modulation. Les dernières erreurs ont été corrigées, les derniers points rediscutés.
Reste à vérifier la légalité du point qui concerne la déduction du montant des heures de travail rémunérées mais non effectuées du calcul du solde de tout compte : exemple :
Un salarié démissionne, alors que son compteur "temps travaillé" indique 120 heures, mais le salarié en question a été rémunéré à hauteur de 151 heures (annualisation = lissage de la rémunération sur 12 mois). Soit un solde négatif de 31 heures.
Initialement, la direction considérait que les heures devaient être déduites du solde tout compte. La demande de la CFDT et des autres organisations était de ne pas réclamer ce solde manquant.
Il a été négocié, sur proposition de la CFDT soutenue par la CFTC, que la déduction du solde de tout compte du salarié serait "restreinte" à un montant maximum de 20 heures non-effectuées.
Un dernier point important qui avait été négocié par la CFDT et omis dans la rédaction de l'accord, c'est le fait que si l'entreprise peut solliciter de la part des salariés des heures supplémentaires à partir de 40 heures et jusqu'à 48 heures ainsi que le notifie la convention collective.
L'entreprise ne pourra imposer des heures supplémentaires que dans la limite de 44 heures. Au-delà, il faudra l'accord du salarié(volontariat pour les "très, très courageux").
Enfin, rien ne sera modifié dans la planification des salariés soumis à un temps partiel déjà en place au moment de la signature de l'accord d'entreprise, ils ne seront donc pas impactés par l'annualisation. Pour les futurs temps partiels, en revanche, leur temps de travail sera annualisé au prorata de leur enveloppe horaire annuelle.
Pour conclure, si nous n'obtenons pas de la part de nos juristes de nouveaux éléments concernant le point évoqué plus haut, l'accord est donc bouclé(négociation et rédaction).
A quand la signature, me direz-vous ?
Le 20 janvier et non le 13 comme initialement prévu, aura lieu un CCE(comité central 'entreprise) qui rendra un avis(consultation) sur le projet d'annualisation.
Suite à cet avis, ce sont le ou les DSC (délégué syndicaux centraux des syndicats représentatifs présents dans l'entreprise : CGT, FO, CFDT et CFTC pour info SUD n'est pas représenté au CCE) qui signeront ou pas l'accord.
Si signature il y a, les avenants au contrat seront envoyés "dans la foulée" aux salariés.
Ensuite ???
La direction doit faire l'effort de communiquer pour exposer les options possibles aux salariés, et ce en fonction de la signature ou pas des avenants.
Nous avons déjà donné des explications, j'invite chacun à interroger avec insistance, son "N+1"(supérieur hiérarchique) pour obtenir les éclaircissements nécessaires*.
La direction France dit avoir de la considération pour ceux qu'elle emploie. Comment se fait-il que ce soient les syndicats et particulièrement la CFDT qui doivent prendre sur eux tout le travail de communication pour expliquer ce qu'il y a dans l'accord et les conséquences de cet accord ?
Voilà donc pour l'accord d'annualisation.
A suivre ...
II Chapitre second : Demain commence aujourd'hui
La négociation sur l'annualisation portera, sans prétention et sans fausse modestie, la marque de la CFDT. C'est la lucidité qui aura été notre fil conducteur tout au long de cette négociation.
L'annualisation est un impératif dans l'industrie des centres d'appel, un passage obligé pour Transcom, nous avons donc pris acte de ce préalable et fait le choix de nous battre pour cadrer un accord, nécessaire à la préservation des emplois, afin d'en limiter les effets destructeurs sur les conditions de travail des transcomiens.
La négociation nous a permis de faire considérablement avancer les choses par rapport au projet initial proposé par la direction. Il n'en demeure pas moins que nous sommes conscients et inquiets devant les chantiers qui s'annoncent.
La mise en oeuvre efficace de l'annualisation passe par la maîtrise absolue de nos outils, dont le désormais plus célèbre d'entre eux, Ework Force manager. Il s'avère que les règles de fonctionnement de cet outil sont plus qu'obscurs pour les salariés et qu'en local, la peur panique des responsables opérationnels, d'imposer des contraintes à ce "terrible engin", restreint largement la liberté des salariés à trouver des solutions pour adapter, moduler les plannings imposés.
La planification Yoyo avec des prises de shift décalées sur une amplitude de 2 heures (lundi 8h/mardi 8h30/mercredi 10h/jeudi 9h30) génère un stress inutile aux salariés, a-t-on seulement envisagé des solutions pour pallier cela ?
La CFDT le redit, nous voulons que chacun, dans chaque centre, sache ce que les planificateurs peuvent introduire comme contrainte dans Ework-force sans que cela ne paralyse le système.
Nous demandons qu'un guide de fonctionnement soit communiqué aux agents, TLs, Cadres opérationnels, les planificateurs n'ont pas à essuyer le soupçon permanent d'un manque de bonne volonté et les agents n'ont pas à endurer des refus systématiques à la moindre de leurs demandes.
La planification dépend donc de nous, Transcom, mais elle va dépendre également et avec des impacts de plus en plus forts, de notre aptitude à obtenir de nos clients des forecasts(prévisions d'appels ou de tâches à effectuer) cohérents. Cela induit de la part des responsables de compte une responsabilité accrue pour convaincre nos clients de nous donner des chiffres cohérents, sans quoi nous allons au "casse-pipe".
La CFDT s'inquiète donc vraiment, nous avons besoins de réponses, de communications, de solutions nouvelles, de clients nouveaux surtout. L'Annualisation n'est qu'un outil, pas un gage d'avenir et pour l'instant rien ne vient nous rassurer.
Christophe Hissler, Nicolas ZEIMETZ,
* 3 options apparaissent plausibles dans l'hypothèse d'un accord d'entreprise :
- 1 : les signataires voient la mise en oeuvre de l'annualisation et les non signataires pourraient, en théorie être licenciés ( si leur nombre dépasse 9 sur la France, cela déclenche un PSE),
- 2 : les non-signataires sont en très grand nombre, l'accord d'entreprise existe mais n'est pas mis en place, les salariés conservent leurs conditions de travail actuelles car l'entreprise veut s'éviter un éventuel conflit social.
- 3 : option évoquée hier par madame la DRH, beaucoup de refus de signature de l'avenant, beaucoup trop pour que l'entreprise puisse "gérer" ses clients, l'entreprise peut dénoncer l'accord et mettre en place l'accord de branche façon loi d'août 2008 sans licencier personne, en faisant cela, il y a le risque d'un conflit social dur et également 6 mois de négociation, de dialogue social foutus en l'air.
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