A chacun ses responsabilités
Ah, Noël ! la neige, les cadeaux, la joie, quelle belle saison pour se barder de bonnes intentions. Je forme donc le vœu d’être mieux entendu par les personnes à qui sont adressées les interrogations, interpellations et autres coup de colère que supporte le blog.
Ainsi lorsque nous évoquons telle ou telle problématique de production à Transcom, il n’est pas question pour nous de remettre en cause l’agent « x » le lead « w »ou le TL « y ».
Ce que nous remettons en cause, en revanche et pour être clair, c’est :
Si les objectifs ne sont pas atteints, la responsabilité en incombe directement aux cadres en charges de la production : Directeur des opérations, CCM et BM dans la mesure des moyens qu'on leur donne pour atteindre ces objectifs.
Il n’appartient pas aux TLs, aux leads et encore moins aux agents d’aller à l’encontre de ce qu’on leur dicte, même si ce sont eux qui possèdent l’expertise terrain.
De la même façon, lorsque nous évoquons le fait qu’il est plus que nécessaire que le rôle du service Training/qualité France, soit redéfini, clarifié, ce ne sont pas du tout les AFQ qui sont mis question ou la façon dont ils accomplissent leurs missions.
Ce que nous affirmons en revanche, c’est que le service Training France, qui est dirigé par une TQM France dont nous ignorons le rôle précis et ce qu’elle fait, doit voir son rôle clarifié par rapport à la production.
Le poste TQM de site, qu’on soit à Raon, Roanne, Tulle, Soissons ou Vélizy, a-t-il encore sa raison d’être sous sa forme actuelle ? Quel est le lien de subordination entre TQM et CCM ? Y a-t-il oui ou non un problème de « Sur qualité » à Transcom ? La Production prévaut-elle sur la qualité ou inversement ?
La CFDT pose ces questions, parce que les choses doivent changer, parce que la remise en cause permanente des agents, TLs ou AFQ doit cesser. L’objectif de Transcom est de produire du « Service clientèle » de bonne qualité, de dégager de la rentabilité, de la marge.
Notre « usine à Téléphone » rémunère fort bien des bataillons de cadre dont la fonction, la responsabilité est de mettre en œuvre les moyens nécessaires pour atteindre ces objectifs.
Ils doivent donc assumer toutes leurs responsabilités et travailler à instaurer un climat favorable à la performance de chacun. Or, jusqu’à présent les « employés et agents de maîtrise de l’entreprise sont en droit de s’inquiéter sur ce qui est fait concrètement par nos dirigeants pour sortir de l’ornière où nous nous trouvons.
Si la CFDT s’interroge de façon aussi précise sur l’organisation de l’entreprise, c’est parce que celle-ci a un impact très négatif sur les conditions de travail et sur la rémunération de salariés. A ce titre, la CFDT est préoccupée par le fait que les AFQ ne bénéficient pas du système de prime sur objectif, parce qu’ils sont considérés comme non productifs par nos cadres dirigeants. C’est un très mauvais signal qu’on envoie à toute l’entreprise sur les liens entre production et qualité.
Pour conclure, la CFDT tient à rappeler ses propos à la direction générale France : Jugez-nous sur nos actes ! Or, des actes, pour l’instant, nous n’en avons pas vu.
Nous formons donc un vœu pour Noël.
Pour vos élus CFDT
Nicolas ZEIMETZ
Délégué Syndical Roanne