La révolution culturelle

Publié le par dpcfdtroanne

La révolution culturelle est en marche à Transcom, plus rien ne sera comme avant, il n'aura fallu que 3 ans, 1095 jours, 26280 heures aux dirigeants de l'entreprise pour comprendre que quelque chose n'allait pas dans leur mode de fonctionnement. Alors, soudain, on entend sonner le tocsain, il faut réagir, tous ensemble, pour sauver ce qui peut l'être.

L'heure est à la négociation, nous dit-on, les syndicats sont invités à apporter des contre-propositions à la direction :
Tout est sur la table :
- réduction du temps de travail + annualisation + modulation du temps de travail.

La direction compte sur la bonne volonté de tous, pour préserver l'emploi. Oh oui! elle veut préserver l'emploi, la direction France, elle est soucieuse de la santé des bassins d'emploi dans lesquels elle prospère.
Prospérer, le verbe est mal choisi, parce qu'en ce moment et depuis 3 ans...

Ce qui est bien à Transcom, c'est qu'on demande aux salariés de la production, aux agents, aux agents de maîtrise de consentir à gagner moins, pour voir la productivité générale augmenter, c'est un noble sentiment, mais...
 
On nous dit que le gain de flexibilité, liée à la modulation, adossée à l'annualisation, elle-même reposant sur le socle de la réduction du temps de travail, va nous permettre de retrouver un certain équilibre. Les salariés en doutent et se refusent à consentir un sacrifice financier qui ne trouverait pas son retour sur investissement. Pourquoi ce doute ? Nous posons la question, où sont les nouveaux outils qui permettront de gérer plus efficacement les activités de l'entreprise? nous n'en trouvons pas trace.

Nous sommes choqués de constater que la réduction du temps de travail puisse être proposée comme un recours à des salariés qui ne perçoivent que le SMIC. La question que se pose les Transcomiens est la suivante :
J'accepte une réduction de mon temps de travail, je signe l'avenant, que se passe-t-il si l'entreprise Transcom disparaît, si je perds mon emploi ?
Réponse des salariés, je serai aux ASSEDIC, au pôle emploi et le calcul de mon indemnité s'effectuera sur la base de ma rémunération à temps réduit. En conséquence...

Solliciter la bonne volonté du personnel, encourager le don de soi, mettre en exergue les sacrifices nécessaires à réaliser, ce n'est plus possible. Il nous faut des perspectives, des contre-parties, de vraies contre-parties, l'heure n'est plus aux vaines promesses ou aux diktats.

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Publié dans Actualité

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