22, v'là les ... les quoi, au fait ?
La réunion du 22 juin a débuté par une prise de parole CFDT à propos des choix de la direction concernant la mise en œuvre de l’annualisation (voir article précédent). La réaction de Madame la DRH a été de nier tout mensonge et d’enchainer de façon surprenante avec la lecture d’un Tract de la CFDT.
Dans ce tract, la CFDT s’interrogeait sur le choix d’un prestataire pour la mise en œuvre d’un questionnaire sur la « satisfaction au travail » des salariés de Transcom et sur le fait de mener de front la mise œuvre de l’annualisation et l’accord sur les risques psychosociaux alors que pour nous, rien n’est réglé concernant l’annualisation.
Madame la DRH nous a accusé de vouloir mettre à mal cet accord sur les risques psychosociaux en mettant en doute le cabinet chargé d’établir le questionnaire. Nous lui avons répliqué que d’une part, nous étions dans le cadre de la négociation sur la mise en place de l’annualisation et non sur la problématique du stress et des conditions de travail et d’autre part nous avons indiqué que nous assumions parfaitement ce tract qui ne faisait que traduire les interrogations des salariés.
Enfin, nous avons dit que nous refusions de nous faire manipuler et instrumentaliser. Si Transcom fait le choix de PARTEVA pour mettre en œuvre le questionnaire, grand bien lui fasse, mais au-delà de la méthode, la seule chose qui comptera, c’est sa volonté réelle de mettre en œuvre les préconisations établies par les experts sélectionnés. Seules des preuves concrètes de cette volonté pourront nous satisfaire, pour l’heure le doute est permis.
Pour conclure un épisode qui n’a que trop duré, la CFDT a rappelé que l’ordre du jour était consacré à la discussion sur l’annualisation et qu’il convenait de s’y atteler.
Pour commencer, la CFDT a fait un rappel de sa position de principe, à savoir le respect des conditions contractuelles initiales des salariés dans leur ensemble, la CFDT a exprimé le fait que les personnes ayant refusé l’avenant doivent rester à leurs conditions salariales initiales avec notamment le maintien de la durée des coupures repas et des conditions de travail inscrites dans l’accord d’aménagement du temps de travail de 2001. Pour les salariés ayant signé l’accord d’annualisation, la CFDT souhaite que des avancées concrètes soit mises en place pour compenser la notion de pénibilité et au final, pourquoi pas, valoriser l’accord.
Qu’on le veuille ou pas, la direction a créé une situation particulièrement discriminante par rapport aux salariés :
- vous avez accepté l’avenant, vous êtes soumis à un compteur d’heure de 1600h qui seront décomptés selon les périodes hautes et basses avec des pauses modulables.
- vous avez refusé l’avenant, vous êtes, selon la direction, soumis à 35h par semaine et 151h par mois avec des pauses modulables.
Nous sommes bien face à un système à 2 vitesses qui ne saurait perdurer sans générer de problème au sein de l’entreprise voire entre les salariés.
Où en sommes-nous ? Le projet de la direction est d’aboutir à une révision d’accord, car nous l’avons déjà dit, d’un point de vue opérationnel, celui-ci est très contraignant pour la « production », il ne correspond pas aux besoins opérationnels de Transcom. Ce dont nous pourrions nous étonner. Mais au-delà de cette problématique surprenante (tu te rends compte la direction a signé un accord qui d’ores et déjà ne lui convient pas !), il est important de dire que les améliorations apportées à l’accord ne pourront concerner 100% des salariés. En effet, certaines dispositions ne seront, par nature, applicables qu’à un pourcentage des salariés, par exemple, le temps choisi ou les dispositions permettant aux salariés de pouvoir bénéficier de jours de repos supplémentaires ou bien encore la mise en place d’une prime d’annualisation en rapport avec la pénibilité. Et cela pourrait bien générer certaines frustrations.
La révision de l’accord est-elle en bonne voie ? Pour l’instant, nous n’en sommes qu’aux prémices et d’ici à un éventuel aboutissement, il y a le mois de juillet qui arrive avec ses plannings à pauses modulées. Le passage de ce cap sera décisif