U devinette
C’est fait, nous sommes U, on le ne le sentait pas venir pourtant, ce n’est pas comme si des boyscouts étaient venus faire l’inventaire des meubles, écrans d’ordinateur, ce n’est pas comme si l’effectif n’avait pas continué de fondre pour tomber quasiment à la moitié de ce qu’il fut en 2007, ce n’est pas comme si quelque chose avait changé à Transcom depuis la vente de TELE2 à SFR.
Rien n’a changé, un DG de passage qui prétend tenir un cap, des DRH qui usent de toutes les ficelles pour tenir l’équipage, des dirigeants locaux qui font semblant de se projeter, d’avoir des objectifs à terme, moyens et longs termes mais qui ne maîtrisent rien, des cadres qui affichent, ventilent, paraissent comme d’habitude… Ah mais si, une historique nous a quitté, telle Fantomette, sur la pointe des pieds, la CCM de Raon l’Étape est partie comme elle aura vécue à Transcom, sans éclat, trop effrayée, peut être, à l’idée de souhaiter bonne chance à des salariés qui s’en vont vers des jours plus qu’incertains.
La Dégé l’a certifié l’autre jour, aux DSC, Transcom a, paraît-il de beaux jours devant elle, n’est-elle pas pimpante cette belle entreprenante ? Allégée de quelques 900 salariés démissionnaires ou licenciés pour faute et dotée pour l’heure encore, de 6 sites tonitruants, Vélizy et ses 20 salariés, Soissons et ses 80, Raon et ses 250, Montluçon et ses 70, Tulle et ses 150, Roanne et Tulle, elle a retrouvé la ligne.
Il ne manquerait plus qu’on finisse façon puzzle, découpée à la bouchère, à la barbare, façon tartare, steak tartare, ça nous ferait trop de la peine, à nous les masses laborieuses. Les RH coastkillers ont frappés, c’est la loi du marché, haché menu comme chair à pâté. Nous voilà U.
Alors donc, des choix vont être entérinés, nous sommes U, malgré les démentis, malgré les appels à la patience, à la confiance, mais pour qui nous prend-on ? Nous sommes U et c’est sans doute, pourquoi ne pas le dire, une bonne chose, peut être la meilleure des choses, parce que pour ceux qui vont rester…
Si on se réfère au diagnostic des augures comptables, le groupe Kinnevik accomplit ici son projet. Nul doute que le manque ou l’absence d’investissement dans la structure TWW, ces derniers temps (4 années) soit significatif de l’état d’abandon dans lequel nous nous trouvons. La structure TELE2 qui sert d’abreuvoir ordinaire à Transcom ayant fui la douce France et TWW ne maîtrisant aucun des aspects du marché des prestataires, il semble bien qu’à terme, cette fameuse enseigne n’occupe plus qu’un minuscule espace dans l’hexagone, une tête d’épingle. L’argent qu’elle avait à prendre est pris, il ne lui reste qu’à se retirer sur la pointe des pieds et aspirer à l’Asie.
Mais que nous importe et foin de littérature, sans doute en saurons-nous davantage une fois le CCE extraordinaire de la semaine prochaine, passé, il a lieu le 28.