Relance du dialogue social
C’était il y a si longtemps, j’entends votre regret, mais croyez bien que de ne pas vous avoir écrit, depuis quelques jours, affecte mon entrain. C’est pourquoi je ne résiste pas davantage à reprendre la plume pour vous glisser à l’oreille ces quelques confidences.
1) Négociations et détachement :
Comme vous le savez ou ne le savez pas, les délégations syndicales (4 personnes par syndicat) ont vu leur détachement de la production, prolongé pour le premier trimestre 2010.
Dans quel but ? C’est très simple, la direction France de Transcom avait instauré en 2008, un dialogue social France, dans le but avoué d’obtenir le Label de Responsabilité Social, un label jugé comme indispensable par certaines entreprises pour pouvoir établir avec elles, la moindre relation commerciale. Or les clients, comme me le disait il y peu, un ami lapin, par les temps qui court, ça ne court pas les champs.
Le label a été obtenu par Transcom, mais le dialogue social France n’a jamais abouti, aucun accord n’a été signé à ce jour, entre les représentants du personnel et la direction.
Et cela, les membres dudit « label de responsabilité social » ne sauraient l’accepter plus longtemps.
D’où la nécessité absolue, pour Transcom Worldwide, de réengager au plus vite des négociations.
Quels sont les thèmes qui vont agrémenter le premier trimestre de cette année ?
- Droits & devoirs syndicaux
- Handicap
- Stress & conditions de travail
- GPEC
Qui a fixé les thèmes ? La direction de Transcom et le Droit (la Loi). Il faut effectivement savoir que les thèmes précités sont l’objet de négociations dans toutes les grandes entreprises de France. Bref…
Si certains points peuvent paraître plus prioritaires que d’autres pour les salariés, tous ces items ont leur importance. D’autant plus que l’entreprise pourra espérer, si certains accords sont conclus, voir son label renouvelé. Il n’en reste pas moins que ce qui avait nécessité plusieurs mois en 2008 sans résultat, est mené aujourd’hui de façon très concentrée dans le temps, ce qui justifie notamment, le temps dédié aux négociateurs pour travailler à leurs contributions.
2) Négociations et temps difficiles :
Transcom et ses salariés traversent en ce moment des moments difficiles et si on se penche de plus près sur les négociations France, la CFDT voit 2 thèmes ressortir principalement puisqu’ils concernent l’ensemble des salariés de Transcom, à savoir la GPEC et le Stress et les conditions de travail.
La GPEC en bon français, signifie : Gestion Prévisionnelle de l’Emploi et des Compétences. Ce dispositif, anticipe sur le devenir de l’entreprise et vise à préparer les salariés à leur emploi de demain. La GPEC se décompose en plusieurs étapes :
Il y a une première phase d’analyse, au travers de laquelle on porte un regard sur l’entreprise, son identité, on identifie ses savoirs-faires et ses métiers et on se projette ensuite sur ce qui constituera son futur et les emplois et compétences qui y seront associés. Enfin on élabore une stratégie et on met en œuvre des moyens pour mettre tout cela en musique.
Attention ce descriptif de la GPEC est très parcellaire, je vous invite à vous pencher de plus près sur le sujet en cliquant sur ce lien.
Pour la CFDT, l’ouverture de la négociation sur la GPEC est un acte fondamental qui aura un impact décisif sur l’entreprise et son devenir. Les salariés devront se voir présenter une vision précise (je n’ose pas dire une stratégie) sur ce que leur prépare l’Entreprise pour demain, en termes de perspectives et de conditions de travail.
Des outils d’analyse sur les compétences rattachées à leurs postes, qu’ils soient cadres, agents de maîtrise ou employés, seront mis en place pour, dans un second temps, pour établir un bilan et construire un référentiel de formation destiné à valoriser et renforcer leurs compétences de chacun et améliorer la performance de l’entreprise.
Simplement, pour établir tout cela, il va de soi qu’il conviendra de se montrer particulièrement attentif à tous les détails et de ne rater aucune étape de cette « construction » délicate. Prospective, quand tu nous tiens !
Seconde négociation fondamentale aux yeux de la CFDT : le Stress et les conditions de travail.
Vous le savez certainement, suite à la vague de suicide qui frappe France Telecom, il a été imposé par l’Etat aux entreprise de plus de 1000 salariés d’organiser une négociation sur le stress et les conditions de travail.
Cette négociation et une bonne chose, qui va nous permettre de mettre sur la table tous les éléments qui fragilisent les salariés et durcissent inutilement nos conditions de travail à Transcom Village. Nous allons pouvoir faire ressortir l’impressionnante somme de paramètres inutilement anxiogènes qui polluent notre quotidien et élaborer des solutions.
Les paramètres anxiogènes : la planification, les outils défectueux, certaines données du système de prime…
Le simple fait de pouvoir exiger la mise en œuvre de solutions pour que le regard porté sur notre profession cesse d’intégrer au premier abord, une forme normalisée de violence au travail serait une avancée considérable et pour Transcom et pour ses collaborateurs. Sachant et il est important de le rappeler, que Transcom, en tant que prestataire de services, est très loin d’avoir le monopole du mal être au travail.
Vous le voyez, le 1er trimestre va être très chargé en 2010 et je vous fais grâce de la mise en œuvre de l’annualisation, si bien sûr l’accord est signé le 28 janvier.
Nicolas ZEIMETZ
Délégué syndicla CFDT