Mardi

Publié le par dpcfdtroanne

Mardi, on ira, mardi, on verra, mardi, on vaincra ? Un peu tôt pour le dire, ce qui est certain, c'est que tout est très clair et très net dans l'esprit de vos représentants CFDT. Il n'est pas question d'accepter la mise en place du projet présenté au CCE mercredi derner, à savoir 2 organisations du travail différentes pour les salariés de Transcom, en fonction de leur refus ou de leur acceptation de l'avenant d'annualisation.

 

La direction ne propose rien de moins au travers de ce projet que d'instaurer, d'officialiser la discrimination à Transcom(c'est un coup à saisir la HALDE). D'ailleurs, on constate les premiers faits ou les premiers méfaits, les directeurs de site sont invités à privilégier de les signataires par rapport aux non-signataires, peut être une façon de cultiver les dissensions dans les équipes, entre les salariés.

 

Ce qui est frappant, c'est ce 100%, 100% de mécontents suite à la décision prise par la direction, que l'on ait accepté ou refusé l'annualisation, l'ensemble des salariés se sentent floués.

 

Ce n'est pas comme si la direction avait pris soin, antérieurement à la mise en place de l'avenant, d'évaluer le taux potentiel d'acceptation ou de refus et les éventuels motifs de refus. Rien n'a été anticipé, dès lors les salariés qui ont accepté l'annualisation pour éviter un licenciement qu'on leur avait quasiment promis, ou pour pouvoir payer les factures, habiller les enfants et j'en passe, sont largement en droit d'estimer qu'ils ont signé cet avenant sur la foi d'informations mensongères, volontairement tronquées par la direction.

 

Et pour ce qui est des mensonges, on n'en est pas au premier : souvenez-vous, madame la DRH jurait ses grands dieux qu'elle pourrait mettre en place l'annualisation et en parallèle l'accord de branche pour ceux qui ont refusé l'annualisation, avant de réaliser que c'était

interdit par la loi. Ensuite, madame la DRH a dit et écrit que l'entreprise renonçait à l'annualisation pour changer ensuite d'avis. Alors maintenant, lorsqu'elle annonce quoi que ce soit, même en CCE, on finit par ne plus la croire, on préfère vérifier.

 

Et dire que Transcom a décidé de mettre en place cette idyllique solution pour sauver l'emploi, ça fait chaud au coeur cet humanisme ! Mais dites-moi, ne serait-ce pas plutôt parce que les collectivités locales et l'Etat, qui ont largement subventionné l'arrivée de Transcom dans des régions sinistrées, se sont réveillés et ont exigé que TWW tienne ses engagements en matière d'emploi sous peine de réclamer le remboursement des subventions versées.

 

En attendant, ça permet à l'encadrement d'oublier le sureffectif des encadrants(BM, TL, AFQ) à Transcom. Mais les choses évoluent, les agents de maîtrise sont de plus en plus lucides par rapport au triste sort qui leur est réservé. Que ceux qui ne souhaitent pas faire de vagues et accomplir avec une dévotion soumise leurs tâches journalières, se préparent d'ores et déjà mentalement à trouver de bonne raisons de mener des investigations, suite aux dénonciations instituées pour la grandeur de Transcom par la mise en oeuvre du code de bonne conduite. Officialiser et systématiser la délation dans un pays comme la France à de ces relans, disons, nauséabond.

 

Enfin, pour en revenir à l'essentiel, c'est avec pour objectif de voir l'entreprise adopter une organisation de travail unifée pour l'ensemble des salariés que nous rendrons à Vélizy. Départ demain.

 

Nicolas

 

 

Post Scriptum : A propos d'un courrier de dénonciation individuel des avenants :

 

Mercredi le Cortège des salariés roannais de Transcom s'est rendu à l'inspection du travail ou ils ont rencontré, l'inspecteur du travail.

Au cours de l'entretien, l'inspecteur du travail a évoqué devant toutes les O.S. la possibilité pour les salariés ayant signé l'avenant de rédiger un courrier individuel de dénonciation de l'avenant signé, il n'a pas détaillé toutes les conséquences de cette démarche, indiquant simplement que celle-ci induirait nécessairement le renforcement du rapport de force direction/salarié.

La dénonciation individuelle des contrats est une possibilité que nous pouvons envisager, mais modestement, je pense qu'il reste à en mesurer toutes les conséquences individuelles qui en découleraient pour les salariés. En effet, l'entreprise serait en mesure de les licencier, mais licencierait-elle l'ensemble des salariés si l'ensemble des salariés dénonçait individuellement leurs avenants ?


Le fait est, je le redis que la dénonciation individuelle est une solution que nous pouvons envisager, que nous devrons peut être recommander, mais avant cela, l'objectif est d'en peser toutes les conséquences éventuelles pour les salariés.

A titre personnel j'affirme que moi aussi, le cas échéant, je rédigerai mon petit courrier personnel disant que j'ai été trompé et que j'ai signé l'avenant sur la foi de d'informations erronnées(accord de branche, licenciement).

Mais en attendant, il ne m'appartient pas de décourager quiconque de le faire.

 

Nicolas

 


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V
<br /> Bon, on est d'accord sur le fait qu'instaurer 2 poids 2 mesures, ça va pas le faire. Mais quelle alternative au licenciement proposeriez-vous pour les non-signataires ?<br /> <br /> Avez-vous vérifié si l'application de 2 systèmes d'organisation du travail était effectivement légale ?<br /> <br /> <br />
Répondre
D
<br /> <br /> La vérification est en cours, nous attendons des réponses précises des juristes. Pour le reste,le licenciement n'est pas pour la CFDT une alternative satisfaisante, la direction a également<br /> indiqué qu'elle voulait préserver l'emploi, dès lors qu'elle nous prouve ses intentions et sa bonne foi<br /> <br /> <br /> <br />