Le sens de l'organisation

Publié le par dpcfdtroanne

Il se murmure, parmi les herbes hautes de la prairie, que la négociation sur l’annualisation a duré plus de 9 mois, qu’elle était indispensable pour assurer la pérennité des emplois, sauver les sites, préparer l’avenir.

La négociation a été conclue par un accord que la direction a choisi d’appliquer comme elle sait le faire, « façon badabeuh », à la va comme j’te pousse, de la façon la plus approximative qui soit.

Aujourd’hui, un premier bilan s’impose et il n’est guère flatteur pour nos stratèges, nos petits princes de l’organisation, parce que rien n’est prêt ou presque rien. Est-ce que j’exagère ? Si on prend en considération le fait que l’entreprise prétend réussir à mettre en place une application différenciée de l’accord qui crée 2 catégories de salariés, que parmi ces salariés, il y a des temps pleins et des temps partiels, que certains ont un compteur temps d’autres pas, il semble bien qu’il n’y ait pas d’exagération de notre part.

On aurait pu subodorer que l’entreprise aurait bordé durant la négociation, tout ce qui conditionne la mise en œuvre satisfaisante du contenu de l’accord, une planification maîtrisée, une gestion du compteur temps claire pour les salariés comme pour les services RH, une gestion des flux d’activité cohérente qui évite le recours aux heures supplémentaires mais rien de tout cela n’est en place, on va s’adapter aux circonstances.

A voir le déroulement des opérations et s’il ne nous était pas dit dans le préambule de l’accord que d’autres que nous y sont déjà soumis, il pourrait paraître évident aux candides que nous sommes que Transcom est en France, le 1er centre d’appel à mettre en œuvre l’annualisation.

Encore une fois, j’y reviens, les opérationnels de Transcom n’ont semble-t-il, rien préparé depuis un an. Une précision s’impose, à ce point de cette édifiante lecture, c’est, qui nommons-nous les opérationnels ? A vrai dire, difficile à dire, car la masse salariale du site de Vélizy en atteste, si les cadres sont nombreux à Transcom, on peut se demander pour certains d’entre eux, à quoi ils servent.

Pourquoi tant d’acrimonie, de méchanceté ? Parce que trop, c’est trop. On aurait pu se dire que Transcom souhaitant mettre en œuvre une annualisation, elle consacrerait un budget à l’étude pratique de ce projet, mais rien, rien n’a été fait et les opérationnels de terrain dont les degrés de compétence varient, vont se trouver confrontés à la mise en œuvre du truc, avec replâtrage et système D à la clé.

La CFDT a demandé depuis des mois la communication d’un « mode d’emploi » Ework force manager aux salariés, mode d’emploi destiné à les renseigner sur le fonctionnement de la machine et sur ce qu’ils pourraient ou non solliciter comme modification de leur planification auprès de la direction. Pour l’heure, ce référentiel n’existe pas, tout juste peut-on espérer que les comités de planification qui ont lieu à Roanne, indépendamment des commissions de suivi prévues dans l’accord, puisse mener leur travail à son terme.

La CFDT avait demandé que le compteur temps soit mis en place de la façon la plus claire dès la mise en œuvre de l’annualisation, or, pour juin et bientôt juillet, le compteur Temps qui apparaît sur les fiches de paie ne correspond pas au temps réellement travaillé mais au savant calcul suivant :

Dans un mois, je travaille 151h20, donc de janvier à juin, j’ai travaillé théoriquement : 6 x 151h20. En clair, le compteur qui apparaît sur les fiches de paie ne correspond pas au temps de travail effectivement fourni par le salarié depuis le début de l’année et pour calculer le solde d’heures restant à travailler, l’opération suivante : 1600h(temps de travail effectif annuel) – (6 x 151h20) est fausse.

Il est plus que nécessaire que l’entreprise honore les contraintes liées pour elle, à l’annualisation, elle ne manque pas de rappeler à ses salariés leurs obligations quand il s’agit de les sanctionner. La moindre des choses dans le cadre d’une annualisation, c’est que chacun sache où il en est de ses heures travaillées par rapport aux heures qui restent dues. Tout le monde reste sur des planifications à 35h pour le moment, me direz-vous ! Et bien, non, à Soissons, pour faire face à un absentéisme record, certains salariés sont en heures supplémentaires (et rémunérés comme tel : les refusants) quand d’autres verront théoriquement (si toutes les heures sont bien pointées) les heures décomptées de leur compteur. Non seulement le principe « A travail égal, salaire égal » est bafoué, créant de fait une forme de discrimination, mais en plus, comment les salariés pourront-ils vérifier les informations qui figurent sur leur fiche de paie ? Mystère et boule de gomme.

Il sera intéressant, en fin d’année, de faire les comptes et de vérifier qui a travaillé plus de 1600h, les annualisés ou les autres, sachant que le directeur général avait pris l’engagement de ne pas faire faire d’heures supplémentaires aux refusants. Encore une promesse non-tenue, mais on a l’habitude.

Mais on le sait, on nous le dit et le répète, le doute n’est pas permis, un jour, on ne sait pas quand, ça marchera. Peut être quand on nous rachètera ?

Ca marchera mieux, en tous cas, on l’espère, que la constitution d’un portefeuille de nouveaux clients, qui tarde et tarde encore à venir rasséréner les salariés du site de Raon qui s’inquiètent à l’idée de décembre.

Bref, comme d’habitude, au royaume de l’improvisation, les Transcomiens sont rois et c’est facile à dire, mais le plus dur reste à venir.


                                                                                                                                                                 Vos élus CFDT

 

 

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Publié dans Actualité

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O
<br /> au royaume des aveugles le borgne est roi !!!<br /> TRANSCOM et ses têtes pensantes et dirigeantes nous ont bien abusés avec ce simulacre d'avenant, aussi pour moi il ne reste hélas qu'une seule et ultime solution : LA GREVE ILLIMITEE<br /> <br /> <br />
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S
<br /> c'est joliment écrit nico, eh oui il y en a qui ont cru que cette annualisation pouvait sauver l'entreprise mais il n'en est rien. Un fiasco programmé de longue date ( euh 1 an peut être plus). La<br /> situation des concurrents tant ventée dans la nécessité de mettre en place l'annualisation nous montre aujourd'hui à l'instar de téléperformance que ce n'est qu'un leurre que nous avons dénoncé dès<br /> le départ maintenant comme tu dis le plus dur est à venir. L'accord de révision n'est qu'un passe temps pour la direction et on peut se demander si après l'accord de révision il n'y aura pas un<br /> accord de révision de la révision ect un histoire sans fin qui met encore plus en doute les salariés sur leur avenir.<br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> oui Sandra<br /> <br /> <br /> <br />