Départs
Quand Mademoiselle des Vosges se lâche, la CFDT répond… calmement mais fermement.
Les salariés qui vont refuser la signature de l’avenant vont-ils partir comme des merdes ? Poésie quand tu nous tiens.
Si la direction décide de mettre en place un PSE pour les personnes qui auront refusé de signer l’avenant, rassure-toi chère anonyme, nous mettrons tout en œuvre pour qu’ils bénéficient de dispositifs adaptés et ne partent donc pas comme des M….s.
Ce qui inquiète la CFDT, beaucoup plus pour le moment que les départs qui pourraient intervenir dans les prochains mois dans le cadre d’un PSE, ce sont les départs qui ont lieu tous les jours à Transcom depuis des mois, mais dont le rythme s’est intensifié ces derniers temps.
Chaque salarié qui quitte Transcom, doit pouvoir le faire dans la dignité et surtout ne pas partir les mains vides. Partir les mains vides, cela signifie, partir sans projet, sans pouvoir capitaliser et valoriser l’expérience acquise à Transcom. Partir les mains vides, c’est trop souvent pour les salariés qui franchissent le pas, partir parce qu’on ne supporte plus la pression des clients, la pression du système Transcom, la somme des procédures, du contrôle, la pression du temps que l’on cherche en permanence à compresser, c’est partir parce que trop, c’est trop…
Et ce n’est pas une question de syndicat, pour nous la priorité n’est pas aux guéguerres mais au quotidien des salariés. Le but de notre travail de représentant du personnel, c’est de construire pour et autour des salariés, un ensemble de dispositifs pour cadrer leurs conditions de travail et leur permettre le cas échéant, s’ils le décident, de valoriser les savoirs faires acquis pour rechercher un nouvel emploi, on appelle cela « le transfert des compétences ». C’est à cela que servent les négociations d’accord, pas à se réunir pour enfiler les théories, comme on enfile des perles.
Nous avons eu l’occasion de le dire au travers des questions DP et dans le cadre des réunions CE, le fait que des salariés démissionnent encore actuellement de leur emploi alors que la situation se décante ou est en voie de se décanter, est très préoccupant.
La direction doit donner du temps aux managers de manager et favoriser les moments de dialogue et d’échange au sein des équipes. Or et alors qu’il est évident que nous allons traverser encore bien des moments difficiles dans les prochains mois, la direction supprime purement et simplement les temps de réunion, les preshifts, contrairement à ce que Madame la DRH nous avait assuré dans le cadre des négociations.
Peut être a-t-elle du mal à se faire entendre du grand Manitou opérationnel ? Si nous pouvions avoir son attention, nous lui proposerions de suggérer à Monsieur de l’opérationnel le fait que la productivité des salariés ne pourra que s’effondrer s’ils continuent de travailler dans des conditions aussi stressantes et sans pouvoir s’exprimer. Même si nous le savons, la direction estime que les TLs et autres agents de maîtrise sont bons à tout, supporteront-ils encore longtemps d’amortir les chocs liés à la réorganisation de l'entreprise ?
Le retour du terrain, c’est que la situation n’est ni saine, ni claire et cela ne peut pas durer éternellement. Les salariés éprouvent la pénible sensation d’être livrés à eux-mêmes et qui plus est, ils ont la sensation que des mesures disciplinaires peuvent être prises à leur encontre gratuitement sans recours possible. Si on cumule cela avec le trop faible nombre de salariés qui peuvent percevoir les primes, on peut dire que l’ambiance est très « bizarre »(j'aime à cultiver les euphémismes) en ce moment à Transcom.
La plupart des salariés sont lassés de travailler dans ces conditions, ils ont envie de retrouver un peu de sourire, de sentir un peu de motivation au-dessus d’eux, mais les objectifs qu’on leur communique sonnent le creux. Que savent-ils des progrès accomplis par l’entreprise depuis qu’ils subissent Ework force, ses semaines à horaires décalés ? On ne leur dit rien, on n’a pas le temps, à moins qu'il n'y ait rien à dire.
Alors, pour répondre à la question initiale, oui , nous nous préoccupons de ceux qui vont bientôt partir, mais l’urgence pour nous est de réduire le nombre de salariés qui vont quitter l’entreprise avant que quoi que ce soit ait été négocié pour eux et le fait qu'ils soient aussi nombreux ne devrait pas préoccuper que la CFDT.
Vos élus CFDT