Dans une usine à gaz, ce qui importe le plus c’est la ventilation…
Plus les jours passent, plus les salariés constatent l’incapacité de nos cadres à agir pour instaurer un nouvel état d’esprit à Transcom Worldwide. Nouvel état d’esprit, nouvelle motivation, tout est à faire.
Alors qu’on s’attendait à une modification substantielle de l’organisation de l’entreprise, on assiste à un grand RIEN à bord de notre rafiot. Transcom, c’est une péniche qui se prend pour un avion de chasse, la tête dans les étoiles les deux pieds dans le béton.
Et pourtant, nos têtes pensantes s’assemblent, réunionnent à l’envie, le brainstorming pour slogan, de l’air pour résultat ou plutôt du vent.
Jugez-nous sur nos actes, consent-on à nous dire, l’air mystérieux, on ne peut vous dire ce qui va se passer, mais il va se passer des choses…
De quoi s’agit-il, de quoi parle-t-on ? la rumeur dit : de l’ordre va être remis dans les centres, les pratiques vont être uniformisées, l’opérationnel redimensionné, le service « qualité » réorganisé. Et toujours rien…
Transcom, c’est l’URSS teinté de Chine, une usine à gaz où « qui ventile à la sensation d’exister ». Alors, oui, il faut remettre de l’ordre :
La CFDT demande que les fonctions opérationnelles et qualité à l’intérieur de l’entreprise soit redéfinies, le lien de subordination de l’une à l’autre doit être établi.
- Ce n’est pas le cas
La CFDT réclame que les responsables des activités descendent de leurs piédestal et aillent sur le terrain constater par eux-mêmes les difficultés que rencontrent les agents sur le terrain et qu’au-delà de ça, ils travaillent véritablement à les solutionner.
- Ce n’est pas le cas
La CFDT réclame un système de prime sur objectif équitable, le nouveau système doit être revu et corrigé, un critère comme l’efficacité doit être revu, clarifié.
- Ce n’est pas le cas
La CFDT s’étonne de la chute des notes « qualité » constatée par les agents sur les activités depuis la remise en place du système de prime. Les agents et leurs TLs ont su maintenir le niveau de qualité depuis l’année dernière malgré l’absence de « rémunération additionnelle »
La CFDT rappelle à cet effet que les agents des activités TELE2mobile ou POWEO ont obtenu le label « Meilleur service clientèle de l’année » et que Transcom est fier de pouvoir arborer ce label, quand elle tente, avec la maladresse qu’on lui connaît, de proposer ses services, à de nouveaux prospects.
La direction doit savoir ce qu’elle veut et se donner les moyens d’y parvenir, il y a un véritable problème de motivation à Transcom, à tous les niveaux, c’est une évidence. Mais que l’on essaie pas de nous convaincre de la justesse des systèmes de prime en place, les critères PDP et les critères de primes sur objectif sont aberrants et n’ont rien de motivant.
Malgré l’inflation de responsables qualité, au sein de Transcom Worldwide, aucune ligne directrice n’est donnée, il serait temps que l’on s’y retrouve et que la logique l’emporte, la qualité doit servir l’opérationnel puisqu’il me semble que c’est sur la production(volumes traités) que nous sommes rémunérés.
Ce qui nous manque, finalement, ce sont des cadres de terrain, qui savent ce que font leurs agents et ne se contentent pas de théoriser à l’infini sur les vertus magiques de leurs procédures.
Dans chaque centre, aux 4 coins de notre bel hexagone à six côtés, chaque salarié attend des éclaircissements sur la future organisation de l’entreprise et sur les gens qui vont mener cette réorganisation.
Pour l’heure, le doute domine… et l’inquiétude.
Nicolas Zeimetz
Délégué syndical CFDT Roanne