La suite, s'il vous plaît

Publié le par dpcfdtroanne

Suite des négociations, les négociations ont repris hier à 9 heures, à Vélizy, en présence du directeur général de Transcom, de la DRH France et d’un des membres du staff qui entoure le DRH France, en l’occurrence, le CCM de Roanne.

Il avait été convenu lors de la dernière réunion téléphonique entre les représentants du personnel et la direction, que la réunion du 28 juillet porterait essentiellement sur la négociation de l’annualisation et de la modulation du temps de travail. En effet, il était impossible pour la CFDT et les autres organisations de continuer à discuter sur le projet de la direction concernant la réduction du temps de travail, étant donné la somme de questions restée sans réponse, mais nous y reviendrons.

La rencontre entre partenaires sociaux d’hier a donc donné lieu à des échanges sur le contenu d’un éventuel accord sur l’annualisation et la modulation du temps de travail, la direction devant apporter des réponses aux organisations qui avaient formulé des propositions concrètes : la CFDT, la CFTC et FO.

Des propositions, Pourquoi ?

L’éventuelle mise en œuvre d’un accord d’annualisation ne réjouit personne à priori. Simplement, il est nécessaire qu’en temps qu’organisation syndicale, nous soyons attentifs aux conditions de travail des salariés qui vont rester dans l’entreprise. Il y a 2 point de vue possibles :

-           Le premier consiste à dire que l’entreprise nous ment sur la sincérité de ses comptes et que l’annualisation et la modulation ne sont que des contraintes supplémentaires que l’on va infliger aux salariés pour simplement augmenter la profitabilité de l’entreprise.

-          Le second point de vue consiste à prendre en compte les difficultés de l’entreprise et à vouloir apporter une solution qui préserve l’emploi, le pouvoir d’achat  des salariés et la compétitivité de l’entreprise.

Refuser toute négociation aurait signifié, pour nous, ouvrir la porte à la mise en œuvre autoritaire du projet initial de la direction (46h de travail par semaine en période haute, des coupures de 3h dans la journée, des pauses non rémunérées…).

Les failles de l’opérationnel :

 Nous avons tenu dans un premier temps à alerter la direction sur les difficultés que rencontrera l’entreprise pour mettre en place l’annualisation, sur l’absence d’outils performants ayant fait leurs preuves pour la planification, sur le manque de cohérence entre les historiques d’activités et les forcasts fantaisistes transmis par les clients. Nous avons également fait part de nos interrogations sur l’organisation et l’aptitude de la B.S.T. à gérer les flux d’activités vers les différents centres : pour résumer nous avons indiqué à la direction qu’à nos yeux :

TRANSCOM EST PLUS UN GROS MACHIN, QU’UNE GROSSE MACHINE

Les propositions de la direction :

La direction nous a fait part de ses contre-propositions :

Des périodes hautes à 43h des périodes basses à 20h

Des journées maxi de 12 heures avec coupure comprise (voir pour la durée sur le nombre de semaine à faire)

- Pause Lunch :

-          2 heures maxi (matin et journée)

-          1 heure maxi (soir, shift à partir de 12h30)

- Horaire de coupure doivent être prises entre :

-          Midi : 11h à 15h

-          Soir : 17h à 20h

- Pause break payés : 10 minutes toutes les 2 heures et au-delà de 3 heures,  15 minutes de pause (sachant que celles-ci ne pourront être prises après la premiere heure de travail et une heure avant la fin du shift)

Temps de travail :

-          Pour les semaines basses : 3 jours travaillés minimum

-          Pour les semaines hautes : 5 jours travaillés minimum

 

Pour le TLs une base d’horaire de 35 heures (ce qui signifie la suppression des RTT)

 

Délai de prévenance :

Dans un cadre ordinaire, le délai sera de 14 jours pour les plannings (soit en S1 info pour les S3, S4, S5),  les 2 premières semaines du planning seront fixées de façon ferme, les 3 semaines suivantes qui seront données à titre indicatif, pourront être modifiées suivant les variations de l’activité.

Dans un cadre exceptionnel (qui sera défini), le délai de prévenance pourra être ramené à 3 jours.

 

Il est important que chacun d’entre nous prenne en compte le fait que nous n’en sommes pas au point final de la négociation. Nous allons formuler de nouvelles propositions que nous discuterons avec la direction. Il n’en demeure pas moins que l’annualisation n’en est qu’au stade de projet et que nous prendrons, comme nous l’avons précisé, tout le temps nécessaire pour avancer.

 

Le point sur la négociation « réduction du temps de travail » :

La question de la réduction du temps de travail ne se pose plus à l'heure où nous parlons, les organisations syndicales dans leur ensemble ont fait part de leur refus d'y revenir. Il n'en demeure pas moins que la direction estime toujours à 175 ETP, le nombre de salariés en "trop" dans l'entreprise, il y a donc des mesures à envisager pour sauvegarder la compétitivité du groupe Transcom France...
Toutes les pistes sont ouvertes, la direction a évoqué la possibilité de négocier un plan de départ volontaire mais notre préoccupation principale reste la préservation de l'emploi, car en cas de départ, quelles seraient les perspectives pour les futurs chercheurs d'emplois ?

A très bientôt
Vos représentants CFDT

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