Label de Responsabilité sociale
Je reviens vers vous, que c'est bon, je reviens vers vous après avoir passé un week end étrange, puisque vendredi et samedi, nous avons, mes camarades syndiqués et moi-même à nouveau rencontré la direction.
Le motif de cette frénésie à se rencontrer et à échanger? La volonté de trouver des solutions définitives à notre problème de monoxyde et la grosse colère d'un Gros client qui a menacé de rompre le contrat nous liant à lui(preuve s'il en est, que les voyages ne forment pas la jeunesse... en tous cas, à la philosophie).
Samedi, faisant une fois de plus la preuve d'une implication et d'un professionnalisme qui fait la marque des salariés de Transcom Roanne, des TLs et des agents, dont certains en congé, se sont loggués et ont pris des appels : ils ont fait le job, accompagnés par quelques cadres.
Ont-ils pris un risque particulier en travaillant? Non, puisque tout avait été mis en oeuvre pour sécuriser au maximum les locaux, à commencer par un maximum d'aération du site, par la mise en place d'un détecteur de monoxyde. Il avait également été convenu, entre la direction et les représentants du personnel que si la moindre trace de monoxyde était détectée, les locaux seraient évacués quelles qu'en soient les conséquences.
Ils n'en demeure pas moins que le personnel de l'activité concernée a fait preuve d'un engagement maximum pour préserver un contrat client dont Transcom France aurait bien du mal à se passer en terme d'image, mais également en terme de chiffre d'affaire.
En terme de responsabilité, de Responsabilité Sociale, en l'occurence, ces évènements doivent résonner comme un signal fort pour la direction France et pour les directions locales.
Les salariés évoluent depuis des mois au sein d'une Entreprise qui se fixe des objectifs risibles, qui refuse d'évoquer toute notion de rentabilité, qui nie pour ses salariés toute valorisation de compétence, d'ancienneté, qui refuse d'encourager l'initiative ou la prise de responsabilité. Cette version extravagante d'un libéralisme aux valeurs soviétiques n'a que deux alliés : la révolte et la désespérance.
Que se passera-t-il, le jour où lassé par un climat de travail insupportable, les salariés s'engageront dans un conflit dur avec l'entreprise? N'y a t'il pas des moyens d'éviter cela? cela ne se nomme-t-il pas le dialogue social? L'entreprise ne doit-elle pas anticiper?
Il est plus que temps que nos cadres s'interrogent sur l'intérêt d'un management qui ne s'appuie que sur la sanction et la menace, fussent-elle proférées d'un ton doucereux.
Leur mission ne consiste-t-elle pas d'abord, à renforcer la compétitivité de l'entreprise.
Transcom arbore fièrement le Label de Responsabilité Sociale, mais les seuls à le valoir vraiment, ce sont ses salariés.

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