Transcom et les vertus du monoxyde
Image surprenante à 12h30 à Transcom Roanne :
Il va sans dire que les salariés furent satisfaits de la solution de bon sens obtenue. Pour leur part, les syndicats unis se réjouissent des résultats obtenus par l'intersyndicale et par la mobilisation des salariés, de tous les salariés.
Mais dites-moi, n'y a t'il pas une sorte de reprise des NAOs au mois de juin? Serons-nous tous aussi unis? Ah, la, la!
Tous les salariés étaient dehors pour nous accueillir, ma voiture et moi.
Aussitôt, je m'interrogeai, surpris, interloqué, quel mouvement de grève, quelle manifestation de mécontentement pouvait unir dans un même élan, tous les salariés, cadres, agents de maîtrise, agents?
La réponse unique : le monoxyde de carbone.Aussitôt, je m'interrogeai, surpris, interloqué, quel mouvement de grève, quelle manifestation de mécontentement pouvait unir dans un même élan, tous les salariés, cadres, agents de maîtrise, agents?
Plus tôt dans la matinée, vers 8h30, des agents avaient été pris de nausée, de maux de tête dûs au monoxyde de carbone, déclenchant une évacuation des locaux et la visite des pompiers, du SAMU et enfin du Sous-préfet.
Dès lors, les salariés exercèrent leur droit de retrait malgré la volonté initiale de la direction de voir les équipes rejoindre leurs postes de travail.
La direction s'appuyait en cela, sur une attestation reçue de la Sous-préfecture validant le fait que les agents pouvaient reprendre le travail, le monoxyde de carbone ainsi que les émanations malodorantes semblait être résorbée : "plus de fumée, pas de feux".
Dès lors, les salariés exercèrent leur droit de retrait malgré la volonté initiale de la direction de voir les équipes rejoindre leurs postes de travail.
La direction s'appuyait en cela, sur une attestation reçue de la Sous-préfecture validant le fait que les agents pouvaient reprendre le travail, le monoxyde de carbone ainsi que les émanations malodorantes semblait être résorbée : "plus de fumée, pas de feux".
Face à cela, front commun des syndicats, CFDT, CGT, SUD, pour refuser la reprise du travail, dans la mesure où si dans l'instant, le danger immédiat semblait écarté, il n'en demeurait pas moins, que la cause des émanations n'était pas le moins du monde identifiée.
A ce titre, il n'était pas question de proposer aux agents de rejoindre leur poste sans que les investigations nécessaires soient effectuées.
A ce titre, il n'était pas question de proposer aux agents de rejoindre leur poste sans que les investigations nécessaires soient effectuées.
Sensibilisé à la position des syndicats par leurs arguments, par la mobilisation des salariés, par le principe de précaution, ainsi que et peut être surtout, mais j'ironise, par leur avocat et le CCM, back up de notre CCM,
il fut finalement décidé de fermer le centre, de procéder de façon urgente aux investigations nécessaires et d'informer les salariés qu'ils pouvaient partir et qu'ils ne feraient l'objet d'aucune perte de salaire ou prime pour le temps que durerait leur droit de retrait.
il fut finalement décidé de fermer le centre, de procéder de façon urgente aux investigations nécessaires et d'informer les salariés qu'ils pouvaient partir et qu'ils ne feraient l'objet d'aucune perte de salaire ou prime pour le temps que durerait leur droit de retrait.
Il va sans dire que les salariés furent satisfaits de la solution de bon sens obtenue. Pour leur part, les syndicats unis se réjouissent des résultats obtenus par l'intersyndicale et par la mobilisation des salariés, de tous les salariés.
Mais dites-moi, n'y a t'il pas une sorte de reprise des NAOs au mois de juin? Serons-nous tous aussi unis? Ah, la, la!

Comme c'est compliqué, Le syndicalisme...
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