Renouveau ou pas ?

Publié le par dpcfdtroanne

Et si c’était l’heure du renouveau, l’heure de la renaissance, si une porte de sortie nous était enfin offerte et si demain les choses allaient mieux, enfin, ça ferait du bien.

Ne me dites rien, je vous sens, vous aussi, gagné par l’euphorie de l’instant, tentés par l’hypothèse insensée, ressentez vous, vous aussi une forme de frémissement ? Des changements vont survenir, c’est sûr.

Attention, ne confondez pas les incessantes sorties en dehors des sites des cadres et autres prestigieux membres des états-majors locaux avec des formes stupéfiantes de grève perlées. En fait, ce n’est que la coutumière et incessante ronde des pauses clopes-cafés, car pour eux, l’heure n’est pas à la rébellion, elle est  plutôt à l’adhésion, voire à l’amnésie, faire oublier le passé, c’est leur priorité.

Oublier le passé, facile à dire pour des gens qui arrivent ou qui ont des choses à faire oublier, ne serait-ce que pour se voir offrir une nouvelle chance, méritée ou pas, la question n’est pas là.

Il y a donc un vrai projet en national, avec une professionnelle à la tête de l’ensemble, qui semble savoir ce qu’elle veut. Il y a aussi des corps intermédiaires, constitués par les cadres locaux, dépositaires de l’autorité nationale, et enfin la base, avec les agents de maîtrise et les agents.

Et il faut bien le dire, c’est à la base que les questions gênantes sont posées et qu’elles ne trouvent pas de réponses. Depuis des mois, des années, des problématiques ont été soulevées, claires, précises, de l’ordre du ressenti ou du factuel, des questions dont la vocation n’est pas de nuire, mais de mettre en lumière les causes des errements d’une entreprise qui titube, chancelle, comme saoulée de coups. Et quelles réponses nous oppose-t-on ? Rien, Niente, Nada !

Aux esprits les plus critiques, les plus impertinents ou pertinents, on fait le reproche de la malhonnêteté, de trop d’impatience. Ceux-ci n’évolueront pas, seront marginalisés et ce ne serait pas grave si l’entreprise faisait montre d’une capacité à se régénérer, mais ça n’est pas le cas.

Transcom, c’est l’armée, les têtes ne doivent pas dépasser, le copinage tient lieu de pousse-carrière, il ne faut pas casser l’ambiance et savoir protéger les copains.

Nous voulons bien croire en la volonté sincère de la nouvelle direction de rectifier la courbe inquiétante de nos résultats, mais elle ne pourra pas le faire sans les salariés de base, qui sont son sang et son énergie. La CFDT, les organisations syndicales relaient depuis des années, inlassablement cette nécessité, en vain. La situation est critique, la rencontre d’avant-hier entre la direction et les organisations syndicales a semblé marquer une rupture avec des années de blabla stérile et c’est une bonne chose, mais ce n’est là qu’un début qui devra être suivi d’effet et ces preuves , c’est en local, sur les sites que nous les attendons.

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Publié dans Actualité

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