Lundi noir à Transcom
La grève japonaise, une journée noire à Transcom ? Une de plus me direz-vous ? Non, simplement, les salariés ont affiché une unité sans faille pour exprimer leur mécontentement face à une direction qui refuse de comprendre qu'on ne peut mépriser 100% des salariés en appliquant une organisation du travail à 2 vitesses.
Ce que nous réclamons, c'est que les salariés soient respectés individuellement et que l'entreprise admette son incapacité à gérer 2 organisations du travail. Il y a trop longtemps que les salariés de Transcom paient le prix des approximations de leur direction.
Les têtes pensantes de Transcom ont changé, pour autant du point de vue du personnel, les problématiques restent les mêmes du point de vue opérationnel. Le management France veut même, semble-t-il, aller vers plus de centralisation, alors que le fonctionnement actuel de la BST(organe censé gérer les flux d'activités) n'est pas en adéquation avec ce projet, quand à la planification ...
Les salariés dans leur ensemble attendent une autre qualité de dialogue social, ils sont prèts à accepter un dialogue concret avec des dirigeants responsables. Mais à quoi bon faire semblant de dialoguer si les accords ne sont pas suivis d'effet, si l'entreprise ne se donne pas les moyens d'aller au bout de ses intentions et ne mesure pas le prix qu'elle doit payer pour commencer à avoir l'air d'un employeur concerné par la "chose" sociale.
Lorsqu'on nous dit : "mais ne craignez-vous pas de nuire davantage à l'image de l'entreprise en menant ce type de "grève japonaise", nous répondons que c'est l'entreprise et sa direction qui de par leur incapacité à gérer correctement, honnètement l'accord d'annualisation ont semé les germes de notre mécontentement et nous ont poussé à mettre en place nos actions.
Nous respectons nos clients, nous respectons les clients de nos clients, mais l'absence de sincérité qui marque la pseudo-mise en oeuvre de l'annualisation à Transcom, n'est pas tolérable.
La CFDT est une organisation syndicale pour laquelle le dialogue social est primordial, mais pas n'importe comment, pas à n'importe quel prix. Si nous refusons les postures caricaturales dans l'actions syndicale, nous ne pouvons tolérer le comportement de "patrons" qui veulent bricoler une pseudo paix sociale sur la base de mensonges par omission et de chantage à l'emploi.
La CFDT exige que TWW considère la situation des salariés dans toute sa complexité sans oublier de prendre toutes ses responsabilités face à un état de fait que l'entreprise a elle-même créé.
Car pour vos représentants CFDT, seul compte l'intérèt des salariés et la mise en oeuvre de vraies solutions pour préserver durablement l'emploi et nos conditions de travail, c'est le seul objectif que nous nous fixons pour les semaines et les années à venir.
Mais qu'on ne compte pas sur nous pour renoncer à nos valeurs et si on nous cherche...
Vos élus CFDT