En mai fait ce qu’il te plaît

Publié le par dpcfdtroanne


Ce qu’il est plein de paradoxe ce joli mois de mai, qui court à sa fin, je n’ai pas dit à sa perte. On ose à peine dire que les choses vont aller en s’améliorant, tant l’atmosphère est lourde entre nos murs.

L’épisode des émanations malodorantes a mis en relief les failles d’un système pourtant si bien rodé. Les salariés n’entendent plus, ne veulent plus croire une direction qui ne sait plus trouver les arguments pour convaincre, ne serait-ce que les agents de maîtrise. Nous avons déjà eu l’occasion de le dire,  le système Transcom France dilue à ce point les responsabilités des uns et des autres que plus personne ne semble responsable de rien, alors forcément, le message passe mal.

Le management dans une entreprise ne peut pas fonctionner uniquement sur le mode de la menace ou des remises en cause personnelles. Quand dans un système tout sanctionne, rien ne valorise, forcément on n’a pas envie de s’arracher, de faire l’effort en plus et ce qui reste de notre beau rafiot flotte sur un long fleuve de médiocrité morose.

Ce qui est frappant également, c’est comment une société peut se permettre de voir son personnel la quitter sans s’interroger sur son mode de fonctionnement :

Depuis 2006, Transcom Roanne a vu le nombre de ses salariés réduit de 200 postes. Dans un secteur d’activité où l’être humain est la matière première et le capital de l’entreprise, il y a de quoi s’interroger sur la gestion du personnel et sur les perspectives professionnelles offertes par ce nouveau« métier ». Et je ne vous parle pas des chiffres nationaux ? Et je ne m’interroge pas sur ceux qui sont restés :  - est-ce par choix ? Par passion ?

Ne serait-il pas temps de reconnaître les vertus de l’expérience, ne serait-il pas temps de valoriser les acquis professionnels des salariés ? Car, il y a une nuance en termes de qualification, entre gagner 1000 euros pour coller des olives sur une pizza et gagner 1000 euros pour être la vitrine de grands voyagistes ou de fournisseur d’énergie ou de téléphonie. Et je ne parle pas des agents de maîtrise qui ont renoncé si facilement à leurs PDP.

Alors, bien sûr, c’est la Crise, bien sûr c’est difficile, L’occasion est pourtant donnée d’instaurer un nouveau rapport social dans l’entreprise. Les managers doivent manager, impliquer et s’impliquer, négocier avec leurs supérieurs les marges pour mettre en œuvre de nouveaux modes de motivation.

Il n’ya qu’à voir la prise de responsabilité collective des agents Support E-----A, qui ont, à la fois alerter la direction sur leurs conditions de travail et de rémunérations et mis en relief des failles à corriger dans l’organisation du travail, notamment en terme de volumes à traiter. Ce coup de sang va au final être bénéfique pour Transcom Roanne et pour le client E-----A, en termes de résultats, mais pourquoi a-t-il fallu en passer par un conflit ?

D’un certain point de vue, si nous étions cyniques, nous oserions dire que la direction France joue sciemment, depuis des mois la carte du pourrissement et trouve une forme de réconfort dans des Conflits qui n’aboutissent à rien. A moins qu’il ne faille jouer la logique du rapport de force, jusque dans ses extrémités, j’entends une petite foule qui me le susurre, je réponds :

- Ce serait possible, le savez-vous ?

Le saviez vous, le 26 mai, il y a un appel à la grève sur un plan national : Il est clair que sur un plan local et tenant compte de la situation de l'entreprise, je vous invite à agir en toute responsabilité. La décision vous appartient...à vous de décider.


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Publié dans Actualité

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