Nouvelle Organisation scientifique du travail à Transcom
Lorsqu’un nouveau mois commence à transcom, Chacun s’interroge ou devrait s’interroger sur la possibilité d’atteindre l’objectif France, Ou bien, alors plus personne ne s’interroge plus, et là, oui, là, c’est grave ! Donc, chacun s’interroge, le doigt posé sur le menton, songeur, devant l’énormité de l’œuvre à accomplir.
Mille fois nous vous avons répété, claironné, seriné les règles aberrantes sur lesquels se fonde cette absurde alchimie, cet abracadabrantesque assemblage que constitue l’objectif France. Et pourtant, et pourtant, mois après mois, les objectifs se succèdent les uns aux autres sans être jamais effleurés.
Pourtant, lorsqu’au mois de janvier, nos cadres se réunirent en convention, il leur fut dit et répété que la rationalité devait être ou redevenir notre ligne de gouverne, car plus de rationalité, c’est plus d’efficacité, plus de productivité, une nouvelle ère devait commencer… Ainsi, soit-il.
Mais, il était une fois… Il était une fois l’implantation d’un nouveau client, ce client arriva à Roanne en juillet dernier, puissant substitut à Tele2 fixe internet, qui nous quittait ou plutôt se faisait absorber par ledit substitut. De TELE2, il ne nous reste désormais que Tele2mobile, mais nous aimons en prendre soin.
Donc, lorsque notre nouveau client arriva à Roanne, les équipes dédiées mirent près de six mois à atteindre les objectifs de temps de traitement fixés par le donneur d’ordre. Ce furent six mois difficiles, six mois de remises en question, de recherche, d’intégration de nouveaux modes de production, six mois de galère ?
Allez savoir. Mais voilà, qu’aujourd’hui, alors que les objectifs sont à portée de main, que tous les efforts consentis sont sur le point de payer, on, la direction opérationnelle France, décrète que l’activité est suspendue pendant 3 mois sur Roanne, pour partir sur de nouveaux centres, pour que ceux-ci montent en puissance.
Les agents roannais vont devoir repartir de zéro, se former au traitement du courrier, à nouveau se remettre en question, à nouveau ramer pour atteindre les objectifs… Ils ont l’habitude, me direz-vous, ce n’est pas si grave.
Et pourtant, la morale de cette histoire, c’est que Transcom gère ses objectifs de façon bien étrange, que le mode de gestion des Clients est flageolant, approximatif, hasardeux, en effet comment croire :
- Que les agents des autres centres atteindront rapidement le niveau de performance roannais tenant compte de la somme de travail et de remise en cause (personnelles, techniques) qui furent nécessaires pour atteindre les objectifs. Quid de la clé France prise d’appel ?

- Que les agents roannais dédiés au traitement du courrier auront suffisamment de courrier à traiter pour ne pas être pénalisés par une « dispo » trop importante. Et dans quels délais pourront-ils atteindre la productivité nécessaire ? Sachant que la réponse à la première question est conditionnée par la seconde(le client quantifie les flux mis à disposition en fonction de la productivité constatée), il y a plus que quelques craintes à avoir. Quid de la clé France Back office ?
Nous avons posé tant et tant de questions restées sans réponse, qu’aujourd’hui, il nous semble que l’entreprise navigue à vue, à courte vue.
Quel est l’intérêt pour Transcom de favoriser une gestion émiettée des activités ? Lorsqu’on sait les difficultés de la BST pour gérer les flux, on ne comprend pas.
Quel est l’intérêt, tout à coup de retirer pendant plusieurs mois une activité d’un centre en instance de rentabiliser l’activité, vers d’autres qui ne le seront qu’à moyen terme ? quel sera le coût pour l’entreprise ?
Dans quelle mesure, le carcan des règles Corporate, restreint-il la capacité de l’entreprise à innover dans sa gestion ou dans son organisation ? Peut être serait-il bon de l’évaluer.
En conclusion, il est indispensable, que le prochain CCE aboutisse enfin à quelque chose de concret pour les salariés, nos responsables doivent assumer leurs responsabilités et faire preuve d’une exemplarité nécessaire. Car à ce jour, leurs démarches nous semblent bien obscures et infructueuses.
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