Mercredi 8 juillet 2009
Nous souhaitions revenir vers vous, chers transcomiens, pour vous dire les choses clairement.
Il est légitime de votre part de venir à nous pour obtenir les informations qui vous sont nécessaires pour supporter le climat dans l'entreprise.
Ce qui est légitime, pour nous, c'est autant que possible de vous communiquer les informations dont nous disposons, des informations claires et aussi précises que possible sur la restructuration de l'entreprise.
La restructuration, réorganisation concerne les 6 centres Transcom en France, le projet de la direction repose sur un document de 500 pages, projet + annexes(pièces comptables, données concernant les flux...) qui a été transmis à tous les élus CE, CCE, CHST et Délégués syndicaux.
Les annexes sont pour l'essentiel confidentielles.
Le projet réel, concret, qui nous a été soumis par la direction repose sur la combinaison suivante, pour les salariés, agents et agents de maîtrise de la production :
- Réduction du temps de travail de 30 à 35H
+ Annualisation du temps de travail avec des semaines basses(20H), des semaines hautes(jusqu'à 46H)
+ Modulation du temps de travail(pause déjeuner pouvant aller jusqu'à une durée de 3H).

Quand on envisage de changer aussi radicalement la vie des gens, cela n'est pas confidentiel,
bref, voilà le projet de la direction, en clair et sans décodeur.
Il va sans dire que nous considérons ce projet comme un simple projet et que nous refusons de considérer des propositions comme définitives et non évolutives.

Nous discuterons point par point, sujet après sujet, nous prendrons le temps nécessaire pour négocier. Il n'est pas question pour nous de nous soumettre ou de valider un quelconque accord qui irait à l'encontre des intérèts des salariés.

L'heure est plus que jamais à la négociation, l'heure est plus que jamais à l'information des salariés. Si vous estimez que les informations dont vous bénéficiez sont incomplètes, insatisfaisantes ou erronées , venez à nous, nous sommes là pour vous répondre.

Nicolas Zeimetz
Délégué Syndical CFDT
Par dpcfdtroanne - Publié dans : Actualité
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Mardi 7 juillet 2009
La révolution culturelle est en marche à Transcom, plus rien ne sera comme avant, il n'aura fallu que 3 ans, 1095 jours, 26280 heures aux dirigeants de l'entreprise pour comprendre que quelque chose n'allait pas dans leur mode de fonctionnement. Alors, soudain, on entend sonner le tocsain, il faut réagir, tous ensemble, pour sauver ce qui peut l'être.

L'heure est à la négociation, nous dit-on, les syndicats sont invités à apporter des contre-propositions à la direction :
Tout est sur la table :
- réduction du temps de travail + annualisation + modulation du temps de travail.

La direction compte sur la bonne volonté de tous, pour préserver l'emploi. Oh oui! elle veut préserver l'emploi, la direction France, elle est soucieuse de la santé des bassins d'emploi dans lesquels elle prospère.
Prospérer, le verbe est mal choisi, parce qu'en ce moment et depuis 3 ans...

Ce qui est bien à Transcom, c'est qu'on demande aux salariés de la production, aux agents, aux agents de maîtrise de consentir à gagner moins, pour voir la productivité générale augmenter, c'est un noble sentiment, mais...
 
On nous dit que le gain de flexibilité, liée à la modulation, adossée à l'annualisation, elle-même reposant sur le socle de la réduction du temps de travail, va nous permettre de retrouver un certain équilibre. Les salariés en doutent et se refusent à consentir un sacrifice financier qui ne trouverait pas son retour sur investissement. Pourquoi ce doute ? Nous posons la question, où sont les nouveaux outils qui permettront de gérer plus efficacement les activités de l'entreprise? nous n'en trouvons pas trace.

Nous sommes choqués de constater que la réduction du temps de travail puisse être proposée comme un recours à des salariés qui ne perçoivent que le SMIC. La question que se pose les Transcomiens est la suivante :
J'accepte une réduction de mon temps de travail, je signe l'avenant, que se passe-t-il si l'entreprise Transcom disparaît, si je perds mon emploi ?
Réponse des salariés, je serai aux ASSEDIC, au pôle emploi et le calcul de mon indemnité s'effectuera sur la base de ma rémunération à temps réduit. En conséquence...

Solliciter la bonne volonté du personnel, encourager le don de soi, mettre en exergue les sacrifices nécessaires à réaliser, ce n'est plus possible. Il nous faut des perspectives, des contre-parties, de vraies contre-parties, l'heure n'est plus aux vaines promesses ou aux diktats.

Par dpcfdtroanne - Publié dans : Actualité
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Dimanche 5 juillet 2009


La direction France semble avoir confié aux syndicats la délicate mission d'expliquer aux salariés les tenants et les aboutissants de l'annualisation, la modulation et la réduction du temps de travail. Je vous donne quelques définitions succintes et sujettes à vérification de votre part.

L'annualisation consiste à répartir la charge de travail sur une année, le principe général consiste à mettre en place des plannings bâtis sur le principe de semaines hautes (en terme d'activité) et de semaines basses.
Sur une année, un salarié avec un contrat de 35h travaille 1600 heures : l'annualisation permet de mettre en place une répartition de ces heures sur des semaines hautes(48h sur une semaine ou 46h en moyenne sur 12 semaines consécutives selon la convention collective des prestataires de service) et des semaines basses(à partir de 0h) en fonction des flux d'activité.
La mise en place d'une annualisation est soumise à la signature d'un accord d'entreprise et la signature d'un avenant pour le salarié.

La réduction du temps de travail consiste à réduire le temps de travail du salarié. Il peut y avoir réduction du temps de travail avec maintien du salaire ou modification du temps de travail avec modification de la rémunération proposée. Dans les deux cas, il y a modification du contrat de travail, dans le second cas, si la réduction du temps de travail a été mise en place unilatéralement par l'employeur(source : code du travail), il doit y avoir signature d'un avenant. En cas de refus du salarié, celui-ci encourt un licenciement pour motif économique.

La modulation du temps de travail consiste à aménager le temps de travail à l'intérieur d'un accord d'annualisation ou de réduction(exemple : horaires coupés).

A suivre...

Des compléments d'information sont à venir
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Mercredi 1 juillet 2009
A propos de son mariage, l'oncle Marius disait :
"Le bateau tangue, ivre, comme saoulé de coups, livré à lui-même, sans gouvernail".
Ah, il s'y entendait, l'oncle Marius, pour faire des phrases.
Que n'eût-il pas écrit de Transcom et de son équipage, livré aux quatre vents ?

Partout en France, les équipes sont en place, les salariés sont conscients des difficultés de l'entreprise, ils restent motivés pour travailler, mais jour après jour, la direction France met à mal leur patience, si bien que le ras le bol devient plus que perceptible au sein de l'entreprise.

Il est exaspérant de constater que Transcom France a été trop longtemps livrée à des dirigeants sans vision. Aujourd'hui, l'heure est à la rigueur, aux économies, des mesures extrêmes ont été prises pour limiter les achats, les dépenses sans justifications. Aujourd'hui pour acheter un stylo, il faut peser le pour et le contre. Les années Tele2 nous semble bien loin, l'heure est grave.

L'heure est grave, les échos qui nous parviennent du Comité Central d'Entreprise, laissent entrevoir des heures difficile pour nous tous. Des emplois sont menacés, ceux des agents, mais également et peut être surtout ceux des managers.
L'heure est grave, on peut tout imaginer, surtout le pire, de la part d'un nouvel état-major, qui doit mesurer les conséquences catastrophiques de la gestion de l'ancienne  équipe dirigeante (suite à l'audit mené en interne).

Il n'en demeure pas moins qu'il sera demandé aux salariés de payer, encore une fois, le prix de cette somme d'incompétence. Quel sera ce prix ? Mystère, mais ce soir et c'est bien triste, l'imagination est au pouvoir.

Bonsoir.


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Mardi 23 juin 2009
La nouvelle direction France a lancé avec vigueur l'opération annualisation, la nouvelle DRH a effectué un tour de France des centres Transcom avec un objectif précis :
- Mettre la pression sur les organisations syndicales en affichant la promesse suivante : soit il y a mise en place de l'annualisation sur les centres Transcom soit il y aura fermeture d'un site, voilà ce qui a été dit oralement, en tous les cas, à Roanne.

L'objectif qui transparaît est clair, c'est ni plus, ni moins la mise en place d'un chantage à l'emploi pour obtenir que les organisations syndicales signent un accord prémaché, prédigéré par la direction.

Il y a là 2 erreurs fondamentales qui sont commises, la première consiste à croire que les syndicats pourront s'asseoir à la table des négociations pour entériner un accord sans avoir pris le temps de l'étudier, sans avoir pris le temps de consulter leurs adhérents, sympathisants et les autres salariés, sans avoir pris le temps d'apporter leurs propres propositions.
La seconde erreur réside dans le calendrier prévu, qui atteste de la volonté de Transcom d'agir en prétextant l'urgence, alors que depuis maintenant plus d'un an, Rien strictement Rien n'a été mis en oeuvre pour remettre l'entreprise à flot.

Le DICKTAT de la direction France est d'autant plus malvenu(c'est le moins que l'on puisse dire) parce qu'il arrive à la veille des vacances d'été, parce qu'il intervient alors que lors des dernières NAOs, les revendications des salariés ont été méprisés, quand au dialogue social France n'en parlons pas, il s'est pitoyablement auto-asphyxié.

Je réitère le fait qu'à Transcom, rien n'évolue rapidement, ou du moins avec constance. Les seuls vrais boulversements qui surviennent, concernent uniquement les plannings des agents qui sont soumis à la mauvaise organisation qui règne dans Transcom.
Au gré des caprices des flux, on fait subir aux agents, un stress et une fatigue nerveuse qui ne laissent rien présager de bon pour la mise en place d'une annualisation à marche forcée.

Au lieu de s'adapter au marché, de développer de nouveaux clients, Transcom reproduit inlassablement, les mêmes shémas, de quelle façon ? Aujourd'hui tous centres Transcom, que ce soit Roanne, Tulle, Vélizy, Raon... dépendent de façon vitale de SFR. A partir de ce constat, quelles sont les marges de manoeuvre de Transcom par rapport à ce client ?
Décidément, Transcom ne semble rien avoir appris de ses années TELE2 et ça, l'annualisation n'y pourra rien.

Pour être très clair, la position de la section CFDT de Roanne consiste à dire ceci : s'il doit y avoir remise à plat de l'organisation du Travail à Transcom, que la remise à plat soit totale, à commencer par le système de rémunération.

S'il doit être fait table rase du passé, allons-y ! mais prenons le temps nécessaire et n'omettons rien. Il est plus que temps que direction effectue une démarche honnète et responsable vis à vis de ses salariés(on peut toujours rèver).

Nicolas Zeimetz
Délégué syndical CFDT
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Lundi 22 juin 2009
J'étais comme un poête sans inspiration, comme un téléconseiller sans sa voix, comme un centre d'appel sans appel et elle est apparue. Je vivais comme chacun des 350 salariés de transcom Roanne, la lente et morne glissade vers le Rien, le néant et puis elle est apparue.

Elle est apparue, vibrante, vibrillonnante, étourdie sans doute par la force de l'annonce à laquelle elle allait procéder. Je vous la livre telle quelle est, même s'il peut sembler à certains que j'abrège :

"L'annualisation va sauver Transcom,
on va mettre en place l'annualisation et tout ira mieux, c'est sûr !"


Eh bien moi, ça m'a fait chaud au coeur, de savoir qu'en mettant en place ce système, Transcom allait trouver la solution à tous ses problèmes.

- Finis les problèmes d'outils, Les PCs que l'on met 1 heure à ouvrir, finis les logiciels défectueux.
- Finie la dépendance vis à vis d'un monoclient qui décide de vous envoyer les flux au gré de ses envies et qui, c'est à s'interroger n'encourt aucune sanction financière qui pourrait modifier sa façon de faire.
- Finis les problèmes liés à la BST

On vous le dit, tout va aller beaucoup mieux. L'annualisation nous guérira de tout.

Je ne vous dis pas combien on perd d'argent par mois, ni depuis combien de temps, parce que vraiment, si on avait su, on aurait pu prendre le problème à bras le corps. Ca m'inquiète un peu, ça, je ne vous le cache pas.
Ce n'est pas comme si on avait perdu un an à ne strictement rien faire, la direction France était sans doute tellement occupée à étudier la profondeur de son nombril qu'elle ne pouvait pas réagir.
Et tout à coup, Badaboum, la nouvelle DRH débarque, tremblante d'impatience et annonce que l'annualisation devra être mise en place en septembre. Tout va très vite à Transcom, décidément.
Qui Travaille à Transcom depuis quelques temps, voit déjà poindre les limites du système, il est clair que nous ne disposons dans nos centres des personnes aptes à mettre en place des changement aussi radicaux, la débrouille tient souvent lieu de substitut à l'organisation. La contre-partie du changement, ce sont toujours les agents et leurs TLs qui la paie et cette contre-partie n'est jamais financière.

Qu'on entende nos questions :
Où est la volonté de dialoguer de la part d'une direction qui n'a pas cessé de mépriser les organisations syndicales et notamment la CFDT et ses propositions ? Est-il admissible que la direction revienne vers nous, seulement lorsqu'elle n'a pas d'autre issue? Que sont les NAOs devenues?

Et qu'on y réponde...
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Mercredi 17 juin 2009

Pour vous mettre en bouche : un article issu de contactadistance, site spécialisé dans l'actualité des centres d'appel :

La très bonne santé de l’emploi dans les centres de contacts

juin 15, 2009 · Filed Under Emploi 
Depuis le début de l’année, plus de 4 000 emplois (nets) ont été créés dans les centres de contacts en France...(cliquez sur le lien pour lire la suite).

... Mais maintenant reprenons
Une crise représente pour tout manager qui se respecte une OPPORTUNITE, il a l'occasion soit face à sa hierarchie soit face aux actionnaires de prouver son savoir-faire en terme de réorganisation, modulation, optimisation (et scions et scions et scions du bois...).

Les managers qui ont su, savent et sauront sauver leurs têtes du "domino day" qui s'est improvisé à Transcom ont devant eux un champ d'exprimentation sans égal, pour redresser la barre d'un navire qui prend gentiment l'eau depuis plus d'un an sans qu'aucune solution efficace n'ait été apportée.

Il y a quand même une problématique qu'il ne faut pas perdre de vue, c'est le fait, que sur le terrain, les opérationnels qui sont en place pour sonner l'olifant de la rebellion, de la réaction sont les mêmes que ceux qui ont accompagné la dégradation de la situation de l'entreprise. Il y a fort à parier que les marges de manoeuvre de nos CCMs, BMs soient restreintes par rapport aux objectifs qui seront fixés par la nouvelle direction. Ne faut-il pas d'ailleurs l'espèrer ?

Il y a notamment urgence à ce que Transcom se définisse une nouvelle identité sur le marché des Call center, qu'est qui nous différencie d'un Téléperformance ou d'un B2S ? Posez la question à vos cadres, j'ai peur qu'ils l'ignorent.

Si cette entreprise savait se positionner face à ses clients, cela se saurait, j'ai une pensée pour les agents "récla" ou "foc" qui ont signé des décharges un lundi à 10H.

Alors, on nous parle et on va nous parler de plus en plus intensément de nouvelle organisation du temps de travail, d'annualisation et j'en passe... La nouvelle direction France va passer un temps certain de dialogue, de confrontation avec ses salariés,  alors que rien n'est réglé pour ce qui concerne les problèmes d'outils, la gestion du service formation/qualité, quand l'intégration des nouveaux clients semble soumise aux caprices de la météo(Ceci est une "métaphore de diversion" pour dire qu'on pourrait, facile, être meilleur et pas décourager le chaland qui voudrait de nous) Ekcétéra,etc...

Que vaut une nouvelle carosserie si le moteur reste à changer? je m'interroge ? Nos managers semblait manquer de pétrole pour leurs idées, j'ose une suggestion : Bougez-vous !!! Ailleurs ça recrute, que faites-vous ? délaissez clopes et cafés, soyez exemplaires, un peu... s'il vous plaît, un petit peu. N'est-il pas temps pour eux, qui ont su grimper l'échelle sociale transcomienne comme la liane circonvient le tronc, de se risquer à risquer d'innover, de faire preuve de courage.

Pour conclure, j'ose une nouvelle métaphore,
Le type qui a inventé la roue, s'il avait travaillé à Trancom à cette époque, il se serait fait viré pour non-respect de la procédure.

Nicolas Zeimetz
Délégué syndical CFDT

PS : savez-vous, au fond, qui a initié la révolution de palais à Transcom France, moi pas ?
J'aimerai le savoir.

Image exclusive du séminaire de motivation à centerpark :
Le thème :
Ensemble, on doit rouler toujours plus vite, mais on arrive pas à avancer,

que se passe-t-il?




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Dimanche 7 juin 2009


Attention, en exclusivité ce soir, pour vous, le témoignage d'une souris de laboratoire :
- Bonjour, puis-je vous demander votre nom ?
- Je m'appelle ops117 mais pour des raisons de confidentialité et pour préserver mon anonymat, appelle-moi X117.
- Où travailles-tu X117?
- Depuis bientôt 5 ans, je suis souris de laboratoire, ma spécialité, la roue. Mon job consiste à faire tourner la roue le plus vite possible, afin que tous les jours, elle tourne le plus vite possible.
- Excuse-moi, mais là, je ne vois pas bien la finalité, X117.
- A vrai dire, moi non plus, mais comme dit le chef, c'est la procédure. Au début, t'arrive dans le métier, il paraît que c'est un métier, t'es content! tu vois toutes les autres courir alors tu cours aussi. T'es chronométré pour tout, contrôlé pour tout, tu sais combien de temps tu mets pour faire tes besoins, t'as un temps donné pour manger, pour respirer. Ce qui est bien, c'est qu'on te développe, quand tu commences, tu crois savoir courir, mais ton chef, il est payé pour te réapprendre à courir, comme il faut, selon la procédure.
- Ton métier n'est pas un peu fatigant, X117 ?
- Si, je suis crevé, parce que dès que tu arrives à atteindre ton objectif en tour par minute, on te dit que c'est plus assez, qu'il faut accélerer ou bien alors, on te dit que tu cours assez vite, limite trop, mais sans style, Travaille ton style, que je te dis, comme on dit entre nous au boulot.
- Alors, comment fais-tu pour pour gérer la pression ?
- J'ai un pote pharmacien. Enfin, on est devenu pote avec le pharmacien, depuis que je travaille là où je travaille. Comme il dit : "xiolitique, parce que tu le vaux bien". En fait, je prends que trois pilules par jour : une, pour avoir la pêche toute la journée, une, le soir pour dormir, parce que je suis trop stressé et une le matin pour me réveiller parce que je suis trop "cassé" par la pilule  qui m'empêche d'être trop stressé. Et puis il paraît que ça fait du bien de pleurer.
- Et tu pleures souvent ?
- Seulement quand je reçois ma fiche de paie, en ce moment on a plus de primes. Pourtant tout le monde le dit, les rotations doivent continuer, sinon plus de roues, plus de boulot, plus de bras, plus de fromaga. On continue à courir comme des fous, en espérant que sa s'arrange, que la marge de la boite guérisse.
On continue à courir, parce qu'on a une conscience professionnelle, parce qu'on a le soucis encore du client final, parce que notre chef, on le croit plus. La dernière chose qu'on a : le sens moral.
- Merci, souris X117, de ton témoignage qui donne à réfléchir, de ta sincérité et à bientôt.


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Mercredi 3 juin 2009
Transcom, 21ème siècle, c'est la saison des fleurs, le soleil rutile, le gazon gazonne et pourtant, et pourtant...
Et pourtant l'atmosphère est étrange dans les murs, il flotte une sorte de malaise, une sorte de ras le bol collectif.
Il semble qu'une rumeur s'est propagée tout à l'heure, la grève, la grève menaçait, une grève inattendue, semble-t-il. Un de ces mouvement spontané, qui ne naît pas des syndicats, qui est directement issu de l'usure qu'éprouve les salariés à courir derrière des chimères, des carottes, des objectifs France, que sais-je?
D'urgence, on a réuni les élus présents, en CE extraordinaire, On les interrogea, savez-vous d'où cela vient? Des salariés, leur fut-il répondu, c'est du moins ce que l'on m'a rapporté.
Comment se peut-il que des salariés en viennent à envisager de cesser collectivement de travailler ? Pourquoi ne se réfèrent-ils pas directement aux instances qui les représentent, qu'ils élisent?
La réponse est : cela est possible. La cause de ce état de fait :
Selon nous c'est très simple, les salariés élisent des représentants pour porter leur voix et porter leurs revendications, leurs demandes, refléter leur état d'esprit.
A partir du moment, où les salariés n'ont pas la sensation que ceux qui les représentent sont entendus ou bien respectés en tant que partenaire, qu'interlocuteur, à partir du moment où rien n'avance de façon satisfaisante dans leur quotidien en terme de rémunération ou de conditions de travail, alors vient un moment où ils ont envie de faire "péter le Cadre" qui les enferme, qui les restreint. C'est étrange, mais dans ces cas là, on sait où trouver les représentants des salariés, les représentants syndicaux.

Mais, je m'interroge
Quand la direction France fait monter à "Paris" les cortèges syndicaux au mois de décembre, contrainte par la loi d'organiser des "Négociations Annuelles Obligatoires" et qu'au bout d'une heure ou peut être deux, elle décrète que rien n'est possible. Est-elle crédible aux yeux des salariés? NON
Quand à l'issue des NAOs, il est convenu d'une réouverture des NAOs en juin, pour voir ce qu'il sera possible de faire en fonction de l'état de l'entreprise et qu'au final on nous explique que non, non pas de NAOs en juin, il ne s'agira que d'un point financier. Est-ce crédible aux yeux des salariés et de leurs représentants? NON
Quand à l'état de l'entreprise, parlons-en, les clients se succèdent, les problèmes subsistent. On peut regretter la faiblesse du temps productif à Transcom, nous pouvons l'entendre, mais :
- Quelles avancées significatives ont été accomplies depuis plus d'un An pour améliorer les conditions de travail des salariés sur le plan matériel ou en terme d'organisation ? rien, nada, le néant. Est-ce crédible aux yeux de salariés auxquels on demande toujours plus d'effort.

Certes l'arrivée d'un nouveau Responsable France semble marquer une nouvelle orientation, certes de nouveaux systèmes d'incentive devrait être mis en place(mais quand?).
Mais les salariés, dans leur ensemble, ressentent le fait que, plus on remonte la hiérarchie, plus on se saoûle de mot, plus on brasse d'air.
Sous l'ancienne DRH, on avait lancer ce que l'on avait nommé pompeusement "un dialogue social France", il est à l'agonie.
Madame la nouvelle DRH soyons plus simple, plus concret, instaurons simplement un vrai dialogue. Il n'y a plus une minute à perdre.

Nicolas ZEIMETZ
Délégué syndical CFDT Transcom Roanne







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Jeudi 28 mai 2009
C'était hier soir, à Roanne, dans l'antique bourse du Travail, c'est en tant que membre de l'union locale CFDT que j'ai rencontré Vincent Peillon, qui est la tête de liste du Parti Socialiste pour les éléctions européennes qui auront lieu très prochainement.
Monsieur Peillon, en tournée electorale dans le roannais, souhaitait rencontrer les partenaires sociaux afin que ceux-ci puissent lui apporter un éclairage sur la situation sociale dans le roannais.
Quelques syndicats avaient répondu à son invitation, dont la CFDT : nous avons donc pu abordé très rapidement les sujets qui nous préoccupent sur le plan roannais.
J'ai, pour ma part, en tant que représentant syndical de Transcom, indiqué à ce responsable politique, que l'évolution du monde du travail, que l'organisation mondialisé d'entité comme Transcom restreignait la notion de rapport de force dans l'entreprise et que le rôle des syndicats s'en trouvait, à partir de là, nécessairement modifié.
La faiblesse des revenus des salariés mis en balance avec leur niveau de qualification n'est plus un paradoxe, il y a de plus en plus de salariés qui en contrepartie de leur niveau de qualification(bac +2 à +5) ne perçoivent qu'un smic. Il paraît donc indispensable que vienne à être mis en place une Europe sociale qui préserve, protège les salariés et les droits qu'ils ont difficilement acquis et qui constitue le ciment d'une société qui ne valorise que l'individualisme.
Monsieur Peillon nous a écouté, pourvu qu'il nous ait entendu.
Est-ce que j'en doute ? ...

Bonsoir et à très bientôt.
Par dpcfdtroanne - Publié dans : Actualité
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